Education : Les partenaires sociaux pour une évaluation des réformes

 Le ministre de l’Education nationale a entamé depuis quelques jours une série de rencontres avec les partenaires sociaux afin de renouer avec la culture du dialogue dans le but d’aller vers des changements concrets.

Lors de sa rencontre avec la Fédération nationale des associations de parents d’élèves, celle-ci a abordé les changements qui sont en train d’être opérés concernant les directeurs d’éducation. Selon elle, le maintien et le respect du protocole sanitaire sont primordiaux pour la sécurité des élèves et celle des enseignants et tout le personnel. Mme Khiar a soumis au ministre quelques préoccupations des enseignants concernant l’achèvement des programmes scolaires et disparité qu’il peut y avoir entre les régions. «Le ministre s’est montré rassurant, une commission d’évaluation des programmes prendra en compte le dernier cours dispensé au niveau de la wilaya qui n’a pas avancé dans le programme», a-t-elle précisé. Pour sa part, le coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), Meziane Meriane, est catégorique : «Il ne peut y avoir une Algérie en bonne santé sans un système éducatif performant avec un savoir au pluriel et une école moderne ouverte sur l’universalité. «Nous avons évoqué l’urgence d’en finir avec la politique du bricolage et de laisser place au savoir-faire pour l’avenir de notre pays», a-t-il affirmé. Le temps est venu pour faire des évaluations et des réajustements et de voir les mesures à prendre sur lesquelles se base une réforme. «La formation de l’encadrement, la réforme de la pédagogie et la réorganisation en générale du système éducatif, se sont trois axes sur lesquels il faut s’atteler et prendre le temps qu’il faudra en essayant de revoir et de passer à la remédiation», a-t-il dit. Selon lui, le moment est venu pour accorder une grande importance à la formation des enseignants.  «L’une des propositions faite au ministère est que l’enseignant admis à l’examen en 2021 par exemple, ne doit pas enseigner durant les 12 mois de formation, il reprendra son poste l’année scolaire suivante, c’est de cette manière qu’on arrivera à bien former ces enseignants et encourager aussi l’autoformation en suivant des formations à distance» ,a-t-il ajouté.

L’autre point soulevé est la réforme de l’examen du Bac dont un projet a été déjà finalisé depuis une année où la commission a parlé d’une fiche de synthèse, un contrôle continu et la bonification des matières essentielles pour toutes les spécialités afin d’orienter  l’élève selon ses résultats. «Malheureusement, rien n’a été appliqué», a-t-il regretté. Le temps, selon lui, est venu de laisser la place aux spécialistes de l’éducation pour déterminer la voie à suivre pour la réforme du Bac. Un autre point évoqué est la nécessité d’aller vers l’évaluation de toutes réformes engagées par le secteur pour en juger de leur pertinence.

Samira Belabed