Assainissement des eaux usées : Un droit humain

En 2010, l’Assemblée générale des Nations unies a reconnu le droit à l’eau potable et à l’assainissement comme un droit de l’homme. Elle a appelé à faire davantage d’efforts au niveau international pour aider les pays à fournir à leur population de l’eau potable et des services d’assainissement accessibles et abordables.

La cible 6.2 des ODD appelle à assurer l’accès de tous, dans des conditions équitables, à des services d’assainissement adéquats. L’Algérie a depuis l’indépendance procédé au développement et au renforcement des réseaux d’assainissement et au renforcement des infrastructures qui évacuent et traitent les eaux usées, toutes catégories.
Mais ces dernières années, un énorme déficit est constaté et par conséquent les points noirs se multiplient, les effluents s’écoulent à ciel ouvert et en plein cœur des villes telles que Alger, Chlef, Bejaïa, Annaba ou finissent dans la Méditerranée. Un problème du même ordre est vécu dans les régions du Sud qui sont confrontées à la remontée des eaux usées notamment à Ouargla et Oued Souf. Des désagréments qui se chiffrent en millions de dinars suite au danger de l’infiltration de ces eaux dans les habitations, les établissements publics, les locaux commerciaux et les palmeraies. L’extension du tissu urbain et l’intensité de l’activité humaine ont accéléré l’apparition de ce phénomène. En parallèle, il n’y a pas eu des projets des années durant pour pallier le déficit enregistré dans les réseaux d’assainissement et les structures de traitement et d’évacuation. Les retards enregistrés dans la réception des projets du secteur font perdurer ces paysages désagréables dans les zones urbaines et mettent en péril les oasis dans le Grand Sud.
K. D.