Futur gouvernement : El Moustakbel opte pour la participation, El Bina garde le suspense

Le Front El Moustakbel a décidé de faire partie de la prochaine équipe gouvernementale. C’est du moins ce qu’a confié Abdelaziz Belaïd au président de la République, lundi, lors de la rencontre de consultation tenue au siège de la présidence de la République.

Reçu, en effet en compagnie d’une délégation de son parti, Belaïd a eu à débattre avec le chef de l’Etat des questions de l’heure, de la formation du prochain gouvernement, des législatives et des conditions de leur déroulement ainsi que des questions politiques et économique. Dans les discussions, le chef de l’Etat a voulu connaître la position du Front El Moustakbel par rapport à la formation du futur Exécutif et surtout de sa disponibilité à y prendre part. A cette question, Belaïd a répondu par l’affirmative. «Le plus important dans la rencontre que nous avons eue avec le président de la République est que nous avons accepté le principe d’intégrer le gouvernement», révèle, à ce propos, Chems-Eddine Oumeddour, membre de la direction du parti, précisant que «notre participation au gouvernement sera un plus pour nous et aussi un soutien et un appui pour la nouvelle Algérie». Cette alliance constitue, en effet, une première pour ce parti. «C’est en effet la première fois que nous allons prendre part au gouvernement, après dix ans d’existence de notre formation», relève Oumeddour. Et d’ajouter : «Nous sommes fiers puisqu’on va intégrer le premier gouvernement post-hirak, à l’orée d’une nouvelle Constitution et à l’issue des élections législatives.» Interrogé sur les portefeuilles ministériels souhaités par le Front El Moustakbel, Oumeddour affirme que le parti n’a rien exigé en termes de postes, ni en nombre ni en secteur. «L’essentiel est de prendre part au gouvernement», soutient-il. Une chose est sûre : «Nous allons présenter des compétences, des cadres nationalistes parmi nos militants pour occuper des portefeuilles ministériels», tient-il à préciser.
Le chef de l’Etat a reçu aussi une délégation du Mouvement El Bina conduite par son président, Abdelkader Bengrina. «Nous avons débattu de toutes les questions de l’actualité nationale, des questions sociales, politiques et économiques ainsi que la formation du prochain gouvernement»,  explique un membre de la direction d’El Bina qui refuse de s’avancer par rapport à la décision de participation ou non du parti au prochain gouvernement. «Cette question sera débattue au sein des instances du parti et nous ne pouvons décider sans une concertation interne», note notre source précisant qu’«il faut attendre un peu pour connaître la décision prise». Pour l’heure, hormis le FLN, le RND et le Front El Moustakbel qui ont clairement exprimé leur disponibilité à rejoindre le futur gouvernement, le MSP et El Bina, quant à eux, maintiennent le suspense.
Fatma-Zohra Hakem