Les Emirats arabes unis dans le top 10 des paradis fiscaux

Les Emirats arabes unis (EAU) font en 2021 leur  entrée dans le groupe des dix plus grands paradis fiscaux, selon le  classement annuel du Réseau pour la justice fiscale (Tax Justice Network)  rendu public mardi.  

Selon l’ONG, cette montée dans le classement fait suite à un « apport de fonds des Pays-Bas à hauteur de 250 milliards de dollars » aux émirats, qui « a fait exploser le volume de l’activité financière des multinationales dans cette juridiction de près de 180% ».
Selon l’enquête du Réseau, ces fonds émanant de multinationales opérant en Afrique du Sud et aux Etats-Unis ont d’abord été investis aux Pays-Bas,  avant d’être « re-routés » vers les Emirats, dont la fiscalité attractive en fait une nouvelle destination privilégiée pour les entreprises soucieuses d’optimisation fiscale. Les paradis fiscaux épinglés par le Réseau pour la justice fiscale sont  les pays « les plus complices d’assistance aux multinationales afin de leur permettre de payer moins d’impôts », des activités tout à fait légales du  point de vue des pays vers lesquels sont transférés les fonds. Aux trois premières places se trouvent trois territoires britanniques d’outre-mer, dans l’ordre les Iles Vierges, les Iles Caïmans et les Bermudes. Les Iles Caïmans sont par ailleurs passés au premier rang de « l’indice d’opacité » de l’ONG en tant que lieu de dissimulation de fortune pour les particuliers, avec une augmentation de 21% en 2020 du « volume d’activité financière des particuliers non résidents ».