La politique extérieure de l’Algérie exige un front interne uni

La position « constante » de l’Algérie sur les notamment sur les questions malienne, libyenne, sahraouie et palestinienne « embarrasse et  gêne de nombreuses parties », a souligné  la revue El Djeïch dans son dernier  numéro.

Et d’ajouter que ces parties ont « mobilisé leurs pions, leurs  mercenaires et leurs médias pour tenter de jeter le discrédit sur ces   positions immuables ».

Expert international en questions stratégiques et sécuritaires, M’hand Berkouk rappelle d’abord  que les positions de l’Algérie s’inscrivent dans le cadre de la promotion des principes de  paix et du respect du  droit international. « Malheureusement, dit-il, on vit dans un monde où la reconfiguration géopolitique ne reflète  pas nécessairement le socle normatif commun à l’humanité  ni au droit international mais  dictée par  les convergences et divergences d’intérêt ». Et de renchérir : « Le Maroc est dans  la servitude  stratégique non seulement par rapport au Sahara occidental mais aussi dans d’autres aspects de sa politique ».

Pour l’expert, c’est surtout le renforcement du front intérieur qui doit être une  priorité.  « Sa  consolidation commence par la sacralisation   de nos valeurs identitaires et  par l’immunisation de nos symboles  historiques et le renforcement de la stabilité systématique  de l’Etat », proclame t-il.   « C’est aussi  la fortification de l’alliance  sacrée entre le peuple et son armée », poursuit-il,   avant de rappeler que  dans tous les Etats qui ont connu des transformations on  trouve toujours une  armée  solide et républicaine qui assure le stabilité.  « Il  faut rester  vigilant  dans un  contexte  mondial  et régional  marqué par une reconfiguration géopolitique des Etats et surtout solidaire avec nos institutions notamment l’armée nationale », recommande Berkouk.

Évoquant la situation au Mali, il souligne que la position de notre pays, conforme au droit international  exprime une forte volonté de résoudre une situation conflictuelle dans le respect de  l’unité et l’intégrité territoriale  d’un pays ami et voisin. Se référant aux accords d’Alger paraphés par tous les protagonistes, il   met en valeur  les  initiatives de l’Algérie qui  ont toujours  privilégié  la  solution  politique, récusé  toute forme de violence en éliminant  les possibilités de nuisance et  les interférences étrangères..

Concernant la Libye, Berkouk estime  que notre pays a toujours vu juste en accompagnant les différents acteurs de cette crise qui doit se  résoudre  dans un cadre national. « Nos frères libyennes ont toujours cru en la bonne foi et surtout en la  justesse de  l’approche  algérienne, y compris le nouveau chef du gouvernement », relève t-il.  S’agissant de la  décolonisation au  Sahara occidental, il se contente de rappeler qu’il  est un principe  du droit international sans omettre le soutien indéfectible de notre pays aux Palestiniens dans leur combat  pour le recouvrement de leurs droits historiques. Idriss Attia, maître de conférences à la faculté des sciences politiques et des relations internationales de l’université d’Alger abonde dans le même  sens. Pour lui,  la vision et l’approche de l’Algérie vis à vis de ces questions  ne souffrent d’aucune ambigüité et sont totalement conformes  au droit international. « Notre pays dérange car il a toujours œuvré  pour la paix et la stabilité dans la région et pour obtenir un consensus  politique pour résoudre les  conflits qui se posent  », explique t-il.   Ainsi de   la position de l’Algérie concernant le Sahara occidental  que le professeur qualifie de « très  claire ». A ce propos, il   rappelé le contenu de  la déclaration du président de la République lors de la réunion, en visioconférence, du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA) qui a plaidé pour  à la coordination des efforts pour mettre fin à un problème  qui dure depuis plus de quarante ans. « La  position de  l’Algérie gêne car elle  est toujours attachée au principe de non-ingérence dans les affaires internes des Etats   et  milite pour  la  réconciliation pour ne pas aggraver les fractures internes qui profitent toujours aux puissances étrangères », conclut-il. Autrement dit, elle dérange beaucoup de conceptions et d’intérêts.

A Hamiche