Les partis dans les starting-blocks

La machine politique se remet en branle après la convocation du corps électoral par le Chef de l’Etat pour l’organisation des élections législatives,  le 12 juin prochain. Les partis politiques, premiers concernés par ce rendez-vous, ont salué cette décision en affichant leur prédisposition à engager la bataille qui s’annonce cruciale et déterminante.

Belkacem Sahli secrétaire général de l’ANR s’en félicité en indiquant que les partis politiques en vertu de ce délai constitutionnel et juridique auront 40 jours pour finaliser l’opération de la collecte des signatures et la constitution des dossiers de candidature. « Nous avons l’habitude de travailler dans ce genre de délais et cela ne nous cause pas de problème. On espère juste, que l’autorité nationale indépendante des élections nous accompagne avec des facilités juridiques pour éviter les lacunes rencontré lors des élections présidentielles notamment la question de légalisation des signatures et l’opération de constitution des dossiers de candidature. En scrutant le nouveau code électoral, on constate qu’on exige toujours beaucoup de documents et on a même ajouté d’autres pièces telles que l’extrait de rôle des impôts comme si le candidat a pour projet  de créer une entreprise par exemple. Ce qui n’est pas normal. Lors du scrutin précédent on avait interdit aux élus du parti d’assurer la légalisation pour leur camarade candidat. Ce qui est illogique » a-t-il expliqué. Sahli a encore fois salué la décision du président de la République de convoquer le corps électoral pour deux raison. « D’abords parce que c’est un engagement du Chef de l’Etat à renouveler les institutions élues. Et c’est parce que c’est aussi une principale revendication du mouvement populaire qui doit prendre forme après la dissolution de l’APN »a-t-il précisé. Le SG de l’ANR a fait savoir qu’il convoque aujourd’hui une réunion du Conseil National du parti pour prendre la décision officielle de la participation ou non à ces joutes électorales. Sahli a indiqué que faute de temps la composante de l’ANIE ne va pas changer et ce conformément à une mesure transitoire qui a été prise dans laquelle il est stipulé qu’elle est maintenue jusqu’à nouvel ordre.
Fatma Zohra Zerouati, présidente du parti TAJ a indiqué pour sa part qu’elle mise beaucoup plus sur l’implication de la femme et de la jeunesse dans ce scrutin qui s’annonce « crucial ». « Le travail a commencé dans le calme et pour avoir des résultats profonds. On profitera de la prochaine campagne électorale pour renforcer l’image du parti » a-t-elle déclaré en estimant que les partis politiques n’ont pas le choix par rapport au délai fixé.  La pandémie a retardé cette échéance mais tout le monde s’attendait à l’organisation de ces élections au courant de cette année a-t-elle déclaré en tenant à faire remarquer que cette élection est importante car le parlement est le noyau sur lequel repose le principe de développement local. Zerouati a informé qu’elle réunira aujourd’hui après sa rencontre sur les femmes  le bureau politique pour installer la commission nationale chargée de préparer ces élections.
Safi Laarabi Chargé de communication du RND a pour sa part annoncé que son parti devra mettre en place demain la commission de préparation des élections législatives. Il a affirmé que la convocation du corps électoral répond à l’article 151 de la constitution et le timing était prévisible. « Le Chef de l’Etat a attendu la finalisation du projet relatif au code électoral et après appréciation finale par la cour constitutionnel, il est passé à l’acte. L’organisation de deux élections en même temps susciterait des complications notamment avec l’adoption des listes ouvertes. D’où le renoncement du Président de la République à ce choix » a-t-il expliqué.
Le mouvement El Binaa a publié quant à lui un communiqué dans lequel il accueille positivement la convocation du corps électoral par le Président de la République. Il a  annoncé qu’il convoque son conseil consultatif pour aujourd’hui afin de prendre les décisions appropriées pour la réussite de ce scrutin.
Karima Alloun