Egalité des chances

Le processus électoral connaît une accélération significative de la volonté de dialogue et d’un engagement résolu en faveur de la nouvelle République débarrassée des séquelles d’un régime pourri. Au soir du lundi 12 juin prochain, conformément au délai constitutionnel de rigueur, de nouvelles institutions représentatives et portées par la dynamique de renouveau verront le jour. Il s’agit d’un bond qualitatif qui consacre la véritable démocratie fondée sur l’alternance et un nouveau mode de gouvernance bannissant la corruption politique, la mainmise de l’argent sale, la fraude électorale et le dévoiement du libre choix des citoyens. L’ère du favoritisme est bannie dans la nouvelle Algérie soucieuse de garantir une compétition à chances égales, en toute transparence, excluant toute forme de manipulation du scrutin. Lors de la signature de l’ordonnance de la loi organique portant régime électoral, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ainsi souligné «l’impératif de bannir, dans toutes les étapes du processus électoral, l’argent sous toutes ses formes, notamment l’argent sale en concrétisation du principe d’égalité des chances entre les candidats». Cette étape décisive, marquée par la révision exceptionnelle des listes électorales, interpelle fondamentalement la société civile et la jeunesse pour prendre en main leur destin. Face à une classe politique frappée de léthargie et de discrédit, les partenaires du changement sont appelés à relever le défi de la représentativité et à peser de tout leur poids dans le nouveau paysage politique acquis aux compétences et, parmi les femmes et les jeunes, à l’émergence d’une «société nouvelle pour une Algérie nouvelle», proclamée par le Président de la République. L’heure du changement, revendiqué par le hirak des jeunes, est arrivée. Dans 3 mois, la locomotive prendra le départ pour ne jamais revenir sur le lourd héritage d’une oligarchie coupable de dérives, de pratiques immorales, de marginalisation des élites et des compétences, de l’apathie institutionnelle et politique et, last but not least, de la confiscation du libre choix d’un peuple. Il appartient évidemment aux porteurs du changement de faire bloc pour préserver les acquis de la nouvelle Algérie confrontée aux manœuvres de déstabilisation menées par ceux qui rêvent d’une printanisation de l’Algérie, des résidus de la bande démantelée et de la coalition des forces nostalgiques d’un passé révolu et d’un voisin foncièrement belliqueux.
Horizons