Lancement de la certification et de la signature électroniques: Djerad promet l’élimination de la bureaucratie

«Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle prépondérant dans le développement économique du pays.

Elles figurent parmi les priorités du programme du Président de la République qui a pour objectif de consacrer la transition numérique au vu d’améliorer la communication et généraliser l’utilisation de cette technologie», a déclaré hier, le Premier ministre, au Centre international des conférences à Alger à l’occasion du lancement officiel des services de certification et de signature électroniques dans le cadre de l’accélération de la modernisation de l’activité administrative et l’optimisation des performances des services publics.
«Le gouvernement a procédé à la réalisation des infrastructures pour soutenir cette technologie tout en la dotant des conditions appropriées pour sa meilleure exploitation et son développement suivant les normes internationales», a ajouté Abdelaziz Djerad qui rappelle, dans ce cadre, les mesures prises pour l’amélioration de l’accès à l’Internet au profit des citoyens et des opérateurs économiques. «Nous avons enregistré une hausse palpable dans la bande passante internationale qui est passé de 1,7 à 1,8 Térabit par seconde après la réception du câble sous-marin international Oran-Valence et Alger-Valence. Ce qui a permis de doubler le débit de l’Internet pour plus de deux millions d’usagers. Et l’opération se poursuit pour satisfaire plus d’abonnés», a-t-il précisé, soulignant que «le gouvernement avait procédé au renforcement du réseau de communication national tout en privilégiant la généralisation de la fibre optique, notamment pour le milieu urbain et ce, pour faciliter l’émergence des villes intelligentes. Selon lui, plus de 7.000 km de fibres optiques ont été installés, soit 78% de l’objectif tracé. L’élargissement de l’accès à Internet à haut débit à travers la modernisation et le renforcement du réseau de télécommunication a permis d’enregistrer, en 2020, plus de 133.000 abonnés à la nouvelle technologie FTTX et 167.000 à la 4e génération LTE (Téléphonie fixe). Le chef de l’Exécutif a, par ailleurs, tenu à rappeler les efforts consentis par le gouvernement pour la construction d’une économie du savoir et l’accélération de la transition numérique à travers la mise en place d’un cadre juridique pour les start-up et les projets innovants, des mesures fiscales et parafiscales incitatives, ainsi que des mécanismes de financement appropriées. Il évoque, dans ce sillage, également, l’accélération de l’opération de numérisation de l’ensemble des services ministériels, notamment ceux liés à l’investissement. Djerad promet de poursuivre ce travail «sans relâche» pour améliorer le climat des affaires et l’éradication de la bureaucratie. Pour lui, se baser sur la numérisation et le savoir pour construire une économie est «un choix stratégique» destiné à accompagner la diversification de l’économie. «Il s’agit, poursuit-il, de s’appuyer sur les petites entreprises, l’économie du savoir et les start-up qui constituent la locomotive de développement». La question de la numérisation a été, dit-il, «soigneusement étudiée pour ces nombreux avantages, notamment en termes de gain de temps, d’efforts et de maîtrise du transfert des données et l’amélioration des services».

«Renforcer l’intégrité et l’authentification»
Il a, dans ce contexte, fait savoir que «le gouvernement et en phase de mettre en place les mécanismes nécessaires pour protéger les données, sécuriser les transactions et créer un environnement basé sur la confiance dans les transactions devenues des indicateurs-clés du développement économique de n’importe quel pays. Sur cette base, les autorités ont adopté «un système national d’authentification et de signature électroniques qui vise à accroître la confiance dans les services électroniques du gouvernement, assurer la crédibilité et assumer la responsabilité dans le cadre des échanges électroniques». Outre le maintien de la confidentialité des données personnelles, il est question d’améliorer les performances des équipements publics en réduisant les coûts et les délais, explique le Premier ministre. Le système a été élaboré de manière, «à renforcer la confiance dans les échanges économiques, à faciliter l’élaboration des documents électroniques et la vulgarisation du paiement électronique dans les échanges commerciaux », a-t-il indiqué. Il vise également à « gérer une identité numérique provenant d’une autorité de certification électronique fiable qui représente une référence pour toutes les informations circulant sur Internet. Ce qui devrait permettre d’utiliser les applications numériques développées par les départements ministériels, les organismes publics et privés et les institutions en toute sécurité et intégrité», a-t-il ajouté. Il s’agit, conclut-il de «renforcer l’intégrité, la responsabilité, l’authentification et la confidentialité». Le ministre des Postes et des Télécommunications a, pour sa par, affirmé que la signature et les certifications traditionnelles «n’ont plus leur place» en présence de la numérisation. Pour Brahim Boumzar, la signature et l’authentification électroniques sont sécurisées lors des échanges et des transactions dans la mesure où elles ne peuvent être falsifiées. «La plupart des législations ont adopté la signature électronique», fait-il remarquer, estimant que cet événement est une étape importante dans la voie de la transition numérique en Algérie. «C’est un acquis national qui devrait créer une nouvelle dynamique économique qui se traduirait par la création de plusieurs postes d’emplois pour les compétences algériennes. Nous avons l’entière confiance en notre jeunesse», a-t-il soutenu. L’événement qui a connu la présence des membres du gouvernement, a vu l’intervention de plusieurs spécialistes, lesquels ont évoqué des éléments et des points relatifs à l’expérience de pilotage du processus précédent le lancement de ce service. Les participants ont, en outre, abordé les services proposés par l’Autorité économique de certification électronique (AECE) au profit des citoyens, en général, et des investisseurs, en particulier dont la signature électronique, le timbre électronique, le chiffrement, l’horodatage et le service de certification de la validité de la signature électronique. Ils ont, notamment mis l’accent sur leurs avantages et leurs contributions attendus dans l’économie numérique.
Assia Boucetta