EN de Handball :  Vers la désignation d’un entraineur local provisoire

Dans un contexte actuel aussi flou qu’on le pense, la fédération de handball est dans l’embarras. En fin de contrat, la situation du sélectionneur national le Français Alain Portes est encore confuse, lui qui n’a pas perçu aucun salaires en deux ans d’exercice, soit depuis juillet 2019.

Après avoir entamé ses premiers mois avec 6500 euros, Portes a vu son salaire mensuel passé à 8000 euros le mois. Cela dit, la FAHB n’a pas encore trouvé un compromis pour régler cette affaire, qui risque d’aller vers une impasse. Avec un global de salaires de plus de 156.000 euros, l’instance fédérale doit impérativement trouver le moyen pour payer l’expert français quel que soit le procédé. Dans le cas échéant, un conflit risque de se déclencher à tout moment entre les deux parties, sachant que Portes a reçu plusieurs offres alléchantes, notamment de la fédération koweitienne. Après avoir travaillé au Qatar avec Al Duhail, Portes sait très bien à quoi s’attendre en cas de déplacement chez l’un des pays du golfe. Outre le salaire mensuel nettement supérieur à celui perçu en Algérie, il aura beaucoup d’avantage pour pouvoir exercer sans se soucier de ses arriérés. Pourtant, la fédération à sa tête son président réélu Habib Labane a tenu un langage rassurant quant à l’avenir de l’actuel coach national et de son adjoint le frère cadet du président. Mais, la réalité veut que le renouvellement du contrat des deux hommes risque de se bloquer, voir d’être annulé au cas où il n’y ait pas un compromis par rapport au versement de deux ans de salaires du précédent bail. En attendant de donner le coup d’envoi d’un championnat excellence inédit avec 25 clubs, la FAHB envisage selon de sources concordantes de faire appel à un entraineur local. Un plan B qui lui permettra d’entamer d’ici le mois d’octobre la préparation du sept national. Une nouvelle étape que les coéquipiers de Berkous vont entamer pour préparer les jeux méditerranéens d’Oran en 2022, en attendant la décision officielle par rapport au championnat d’Afrique de 2022 prévus en terres occupées par le Maroc. Pour ce qui est des noms, les mêmes sources ont ajouté que la nouvelle équipe fédérale compte débattre du sujet dès la prochaine réunion. Une séance de travail durant laquelle la présence du sélectionneur national Portes et de son adjoint n’est pas certaine.
  Le collège technique probablement en septembre
Avec les conditions actuelles sanitaires compliquées, le collège technique ne sera pas relancé avant le mois de septembre prochain a-t-on appris d’une source fédérale. L’annonce de l’accession de neuf clubs de la nationale une en excellence a quelque peu chamboulé les cartes de la majorité des pensionnaires de l’excellence. D’aucuns s’interrogent sur la formule à adopter avec 25 clubs, dont la programmation de 48 matches durant la première phase. Pour faire dissiper toute confusion, la fédération compte relancer prochainement le collège technique national. Toutefois, le collège ne devrait pas avoir lieu avant le mois de septembre. D’ici là, la majorité des clubs envisagent de reprendre la préparation durant le mois d’aout. La nouvelle décision de fermeture des salles à titre préventif pour faire face au nombre croissant des cas de Covid 19 a tout chamboulé. L’autre problème persistant qui fera défaut aux clubs, sera d’ordre financier. On parle déjà de caisses vides pour plusieurs pensionnaires de l’élite. Ce qui risque de les empêcher de renégocier les contrats des joueurs. Ces derniers se sont trouvés les poches vides depuis plus de deux ans. La majorité pense même de boycotter le début de saison au cas ou les clubs employeurs n’ont pas tenu leurs engagements. A rappeler que des clubs ont déjà payé cash leur crise comme le GSP et le CRB Bordj Bou Arreridj. Deux ténors de la petite balle nationale qui avaient déclaré forfaits lors des play-offs de la saison 2019-2020.
  Adel.K