Le HB Chelghoum Laïd en Ligue 1 : L’empreinte des hommes

Historique et mémorable, restera cette accession du HB Chelghoum Laïd en Ligue 1 de football. «EL-Hilal» comme aiment si bien le nommer ses fans est dans la cour des grands.

Une belle consécration après plusieurs années de galère, de souffrances et surtout d’apprentissage difficile dans les divisions inférieures. N’est-ce pas là aussi l’empreinte des hommes ! Damer le pion à des équipes de la trempe de l’USM Annaba, la JSM Bejaïa, le MO Bejaïa ou le MO Constantine pour ne citer que celles-là, dans un groupe de l’Est qualifié de celui de la mort, relève d’un grand exploit à mettre en exergue. Se permettre d’arracher son billet pour la cour des grands à l’issue des play-offs est aussi un exploit qui en dit long sur les qualités de ce groupe. Par la volonté des hommes, le HBCL a pu renaître de ses cendres et les Chelghoumis de 7 à 77ans ont de quoi être fiers aujourd’hui et ils peuvent se donner le droit de pavoiser pour des lendemains prometteurs. Chelghoum Laïd ou Châteaudun comme les anciens aiment à l’appeler ont longtemps souffert loin des feux de la rampe. Leur dernière participation au plus haut niveau de la hiérarchie footballistique en Algérie remonte à l’année ou la D1 était scindée en deux groupes, centre Est et centre Ouest. Mais leur patience et leur amour pour les couleurs ont fini par payer. El Hillal qui a dans ses rangs, pour ne citer que lui, l’ex-international Bachir Douadi, qui a fait les beaux jours de la JS Kabylie et cette accession du HBCL permettra à ce dernier de se frotter à l’élite de nouveau. Et il ne le doit à personne. Oui, c’est là l’empreinte des hommes pour qui le HBCL est plus qu’un amour. Une passion dévorante en fait. Après avoir disparu des radars et végété dans les petites divisions, revoilà, le HBCL (Hilal Baladiat Chelghoum-Laïd) pour procurer la plus belle des liesses dans les rues de la ville aux cigognes. Par la force du travail et d’une union sacrée autour du Hillal. Chelghoum Laïd peut se donner le droit d’accueillir de nouveau sur ses terres des cylindrées de l’élite qui ont pour nom le CRB, MCA, JSK, MCO etc. Cette accession mémorable et amplement méritée, tout Chelghoum Laïd la doit à des hommes avec un grand H. Un défi qui a été relevé dès le début du championnat par des dirigeants et un staff technique totalement dévoués à la mission qui lui avait été attribuée avant l’entame de la saison écoulée. En bon président à la tête de ce prestigieux club, Omar Sâadoun a su requinquer le Hilal pour le remettre à la place tant espérée non sans s’appuyer sur le travail accompli par un jeune entraineur pourtant inconnu au bataillon en la personne de Driss Benosmane. Un enfant du club qui a pris les destinées de l’équipe après le départ de Bouarrata : l’artisan de ce succès n’a pas caché d’ailleurs son immense fierté pour dire que cette ascension amplement méritée n’est que le fruit d’un travail collectif et d’une solidarité sans faille autour du club grâce à un travail d’un groupe de dirigeants ayant l’amour du club dans le cœur. Fondé en 1945, le HBC Laïd a pu renaître de ses cendres et le vert et blanc (couleurs de la résistance pour les anciens amoureux du club) est dans chaque coin de rues de la ville où l’on ne respire que football et vit toujours au rythme d’une ambiance festive et d’une liesse populaire sans précédent. Les jeunes, les moins jeunes et les vieux sont impatients de voir leur équipe fétiche donner la réplique à des équipes de l’élite. Il faudra d’ici là descendre de son nuage et se remettre au travail. Le plus dur est à venir. Le HBCL se doit aujourd’hui d’honorer son nouveau statut de club professionnel et c’est là l’affaire de toute une wilaya (Mila) pas celle seulement de la ville de Chelghoum Laïd. Bon vent au Hillal.
Amayas D.