Karim Younes agacé par la bureaucratie

Le Médiateur de la République, Karim Younes, a  affirmé, lundi soir depuis Adrar, que l’instance qu’il représente constituait un mécanisme mis en place par le Président de la République M. Abdelmadjid Tebboune, pour lutter contre la bureaucratie, consacrer l’Etat de droit et améliorer le service public, dans un cadre de clarté et de transparence.

S’exprimant lors d’une rencontre régionale des délégués du médiateur de la République dans sept wilayas du Sud-ouest, M.Karim Younes a estimé que « le phénomène de la bureaucratie est une réalité vécue par le citoyen au quotidien, dans plusieurs administrations publiques ».
« Occulter cet état de fait regrettable ne conduirait qu’à l’aggravation du phénomène, l’accroissement du désarroi du citoyen et l’élargissement du fossé entre l’administration et le citoyen et, de là, à une perte de confiance de ce dernier en ses institutions, a-t-il souligné dans son intervention faisant suite aux exposés des délégués de wilayas. Et d’ajouter que « le devoir dicte d’évoquer clairement et avec courage ce phénomène, loin des discours de complaisance, de sorte à contribuer à la  lutte contre la bureaucratie et l’injustice et à améliorer la prise en charge des attentes du citoyen ».
« L’instance de la Médiation de la République a malheureusement relevé des réactions négatives d’administrations dans leurs rapports envers les  citoyens », a-t-il déploré dans ce contexte, avant de faire part de la conviction de son instance que « tous les efforts resteront vains sans une réaction positive, la coopération, la compréhension, la bonne volonté et une coordination totale des différentes institutions et instances publiques  ainsi que des institutions élues, au service du citoyen ».
Lors de cette rencontre régionale à Adrar, les délégués de sept (7) wilayas du Sud-ouest du pays ont présenté des synthèses de leurs activités,  faisant état de 1.504 requêtes. Les principales doléances des citoyens s’articulent notamment autour du relèvement des quotas de l’habitat rural, la transparence dans les opérations d’attribution de logements sociaux, le respect du cachet architectural, la révision du seuil de salaire pour bénéficier du logement social et sa prise en compte au dépôt des dossiers vu la durée de traitement des dossiers.