Solidarité : Des crédits pour 64% des femmes rurales au foyer

Intégrer et valoriser le travail de la femme rurale et au foyer dans le développement économique est une des préoccupations des ministères de la Solidarité et du Tourisme. Pour la seule année 2020, l’Agence nationale de gestion du micro-crédit (Angem) a accordé des crédits à 64% des femmes inscrites au registre national. Lors d’une visite de travail et d’inspection, jeudi dernier, dans la wilaya de Blida, la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la famille, Kaoutar Krikou, et son homologue du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial, Mohamed Hamidou, ont rappelé l’importance de la promotion de la femme rurale et au foyer pour, notamment, préserver et promouvoir le secteur de l’artisanat. Selon Krikou, 70 cellules activent sur le terrain pour sensibiliser, informer et inscrire cette catégorie de femmes dans différents dispositifs de soutien de l’Etat (Angem, Cnac et Ansej). D’ailleurs, a-t-elle annoncé, une réunion de coordination entre tous les intervenants aura lieu bientôt pour mettre en place un programme national à cet effet. Pour la ministre, les produits artisanaux doivent être connus à l’étranger. Dans le cadre d’un programme multisectoriel, les deux ministères vont élaborer une stratégie pour que ces produits soient mieux exportés et plus visibles dans les grandes manifestations internationales. Lors d’une halte à la Maison de l’artisanat d’Ouled Yaïche où se tenait une exposition, les deux ministres ont entendu les préoccupations des artisans qui se sont plaints surtout de problèmes liés à la commercialisation et à l’absence de locaux. Avant de procéder à la distribution de chèques et de locaux attribués à une dizaine de femmes, ils ont découvert certains produits d’artisanat rares, propres à la région de Blida. De jeunes bénéficiaires de crédits Angem ont exposé des produits extraits de la fleur d’oranger de manière artisanale. Des stands étaient réservés aux habits traditionnels et à la céramique. Une jeune ingénieur en agronomie, qui veut se lancer dans la culture du champignon, a capté l’attention des ministres. «J’ai besoin d’une parcelle de terrain agricole pour cultiver un produit importé, alors qu’on peut le produire en quantités suffisantes et l’exporter», a-t-elle lancé. Au cours d’une visite d’un nouvel hôtel à Ouled Yaïche qui offre des tarifs promotionnels, Hamidou a lancé un appel aux propriétaires d’hôtels pour réduire leurs tarifs afin d’attirer plus de clients et réserver des espaces pour la vente de produits d’artisanat. Hamidou s’est voulu explicite. «L’Etat ne peut pas assurer un poste de travail à chaque citoyen. Toutefois, il a mis en place différents mécanismes de soutien pour créer de la richesse», a-t-il expliqué.