Réévaluation des projets :publics Vers une meilleure rationalisation des dépenses

La meilleure maturation des projets publics, permise par les décrets d’application de la Loi organique des lois de finance (Lolf), permettra de réduire la réévaluation des projets publics impactant le budget de l’Etat, a indiqué jeudi dernier à Alger le ministre des Finances, Aymene Benabderrahmane. En marge d’une journée d’étude consacrée à la réévaluation et à la maturation des projets publics, le ministre a assuré que les décrets d’application de la Lolf, portant notamment sur une meilleure maturation des projets publics, permettra de rationaliser la dépense budgétaire du pays en réduisant au maximum le recours à la réévaluation des coûts des projets. Cette orientation, faisant partie de la réforme des finances publiques menée par le gouvernement, vise également à la sensibilisation des acteurs publics à l’effet de maîtriser la dépense budgétaire, à la rationaliser et à optimiser l’utilisation de la ressource publique, a souligné le ministre. «Dans cette optique, des mécanismes ont été mis en place à travers les décrets d’application de la loi organique des lois de finance 15-18, impliquant douze décrets d’application adoptés par le Conseil du gouvernement pour parvenir à maîtriser la dépense budgétaire», a-t-il noté, soulignant l’intérêt pour les projets d’être maturés afin de répondre aux conditions économiques tout en ayant un réel apport sur la population s’agissant des développements local, régional et national. D’autre part, lors de son discours, le ministre a souligné la nécessité de définir les raisons des surcoûts et d’évoquer les problématiques de mise en œuvre des projets. A titre d’exemple, Benabderrahmane a indiqué que le volume des opérations de réévaluation au niveau de l’ensemble des secteurs et des programmes sur la période 2010-2020 a atteint 5.296 milliards de dinars, ce qui représente 26% de l’ensemble du budget d’équipement de l’Etat sur cette période. Autre exemple cité par le ministre, les budgets de fonctionnement des années 2018 et 2019 qui ont enregistré une réévaluation des crédits initiaux de programmes respectivement à hauteur de 581 milliards DA et 758 milliards DA. Par ailleurs, le ministre a évoqué la loi régissant le partenariat public-privé, annonçant la finalisation en cours de celle-ci au niveau du ministère des Finances, ajoutant qu’il s’agit là d’une des alternatives du financement de l’économie nationale en plus du marché obligataire et du marché financier, notamment.