Les partis optent pour le travail de proximité

Les partis politiques ayant choisi de participer aux prochaines élections législatives du 12 juin prochain vont revoir leurs stratégies électorales. Traditionnellement focalisées sur des meetings dans les grandes villes et des wilayas à forte densité de populations, ces stratégies seront revues.

En effet, les partis opteront pour un travail de proximité et de contact direct avec les électeurs.
«Nous allons directement à la rencontre des citoyens dans les différentes wilayas. Pour cela, nous constituerons des noyaux de militants qui auront à se déplacer dans les localités pour porter le discours du parti», souligne le président de Talai El Houryat, Abdelkader Saâdi, précisant que les candidats auront également pour tâche d’expliquer la teneur «du programme du parti au niveau local». Sur le terrain, mais aussi sur le Net, les postulants auront à organiser des sorties publiques appuyées par une communication sur les réseaux sociaux.
De son côté, le député Ahmed Cherifi du mouvement de la société pour la paix (MSP) fait observer que la stratégie de son parti se base non seulement sur le contact direct avec le citoyen et le travail de proximité mais aussi sur les meetings. «Nous allons aussi organiser des rassemblements qui seront animés par les responsables du mouvement», précise-t-il. Toutefois, il fera remarquer que l’essentiel de la mobilisation du parti sera un travail de «proximité individuel». Autrement dit, «chaque candidat doit se mobiliser individuellement auprès des citoyens de sa wilaya». Evoquant le rôle des militants de base, Cherifi relève qu’il s’avère précieux d’autant que l’animation de la campagne électorale exige des ressources humaines substantielles.
Même topo chez le RND. Safi Arabi, son directeur de la communication, soutient que le travail de proximité est «capital». «La stratégie du parti se base sur le programme partisan et la force du discours politique», note-t-il. Le responsable évoque tout autant le choix sur des candidats susceptibles d’être acceptés par l’électeur et qui réunit les conditions d’éligibilité. De l’avis, de Safi Arabi, l’utilisation des nouvelles technologies de la communication «est indispensable», au même titre d’ailleurs que «la communication des informations inhérentes aux candidats et au parti en temps réel aux citoyens». La maîtrise de la logistique de l’opération électorale fait aussi partie de la stratégie, estime le responsable du RND précisant que cette maîtrise doit commencer «depuis la réception des formulaires, leur signature jusqu’à l’élaboration des listes électorales, passant par la campagne électorale jusqu’au jour de l’élection». Dans le même ordre d’idées, il fait état de la nécessité de «vulgariser de nouveaux mécanismes de vote et de sensibiliser nos concitoyens sur la nouvelle loi électorale pour la facilitation de l’opération électorale». D’autres formations politiques, par ailleurs, n’ont pas souhaité dévoiler leur stratégie électorale. Contactés par nos soins, ils ont estimé qu’il s’agira essentiellement de «multiplier les actions politiques, entre meetings populaires et activités organiques».
Fatma-ZohraHakem