Kamel Beldjoud, ministre de l’Intérieur: «Le recensement de la population dépend de la situation sanitaire»

Le 6e recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), qui devait débuter en avril dernier, devra se faire dans le courant de cette année, si la situation sanitaire s’y prête. C’est ce qu’a déclaré, jeudi dernier, à l’APN, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales au cours d’une séance plénière consacrée aux questions orales.

Pour Kamel Beldjoud, le retard dans la réalisation du recensement qui revêt une dimension «nationale et stratégique» est uneconséquence de la crise sanitaire. «Il serait, dès lors, difficile d’avancer une date précise sur le lancement de l’opération car cela dépend de l’évolution de la situation sanitaire», a-t-il précisé. «Toutefois, a-t-il ajouté, toutes les mesures financières, humaines, techniques ont été prises.» Il s’est, ensuite, attardé sur l’importance de cette opération qui va permettre «d’élaborer des politiques publiques et des plans de développement sur des données statistiques précises et fiables». Dans cette optique, Beldjoud a évoqué le plan mis en place pour le suivi de l’opération en matière de structures et de moyens matériels et humains, d’activation du rôle des commissions de commune et de wilaya, de formation des ingénieurs de wilaya et des délégués des communes chargés du suivi du recensement, et d’actualisation des cartographies et des fichiers des logements. Le ministre a annoncé, ensuite, la promulgation d’un arrêté interministériel qui fixe le montant des indemnités accordées aux personnels et la signature entre l’Office national des statistiques (ONS) et Mobilis d’un marché pour l’acquisition de 57.000 tablettes contenant des applications automatiques pour la collecte, en temps réel et de manière précise, des données statistiques. Répondant à une question sur la redéfinition des frontières des wilayas de Ouargla, Illizi et Tamanrasset, Beldjoud a expliqué que «la détermination des limites des communes obéit à la loi portant organisation territoriale et aux textes réglementaires notamment ceux liés aux cadastre». Selon lui, tout redécoupage a pour objectif «d’assurer le développement durable territorial, rapprocher l’administration du citoyen et lui améliorer ses conditions de vie». Le ministre a mis en relief l’engagement de l’Etat envers les collectivités locales avant de souligner que la réforme globale de l’organisation et de la gestion de l’administration locale, engagée depuis une année, est inscrite dans le programme du président de la République. Interpellé sur la mauvaise gestion de certains élus locaux, le ministre a estimé que ces derniers méritent «respect et appui car ils occupent des postes de responsabilité grâce à leur expérience et à leurs compétences». S’agissant de leur gestion, le ministre a rappelé qu’elle est soumise à la loi de la comptabilité publique. Pour illustrer la rigueur des pouvoirs publics, il a fait savoir que depuis 2017 il a été mis fin aux fonctions de 386 élus locaux sur 25.000, soit 1,6%. En conclusion, il a assuré que «les mécanismes de contrôle de la gestion des dépenses publiques ont été renforcés».