Hausse des prix de la volaille : Le Cnifa met en place une cellule de crise

Le président du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole
(Cnifa), El Moumen Kelli, a fait savoir qu’une cellule de crise a été installée, ce mardi,  en vue de trouver rapidement les solutions idoines à la crise que connaît actuellement la filière avicole.

Il a expliqué que la hausse des prix de la volaille constatée ces derniers jours au niveau des marchés est justifiée par la rareté du produit. Il a fait savoir que la disponibilité du produit est réduite, actuellement, de 50%. Hier, dans l’Algérois, le poulet était  affiché à  350DA/kilo, voire plus. «Compte tenu de la situation, la Cnifa, après consultation du ministère de tutelle, a mis en place une cellule de crise. Nous avons saisi tous nos représentants et les directeurs de wilaya de l’agriculture à travers tout le territoire national pour inciter les éleveurs à placer les poussins de 20 jours pour que le produit soit disponible au mois de Ramadan», a-t-il dit,soulignant que le poulet frais ne sera pas disponible en abondance lors du mois sacré. «Notre objectif est d’agir vite pour que le manque ne soit pas important.  Etant donné que les poussins sont disponibles, il va mettre en place des mesures incitatives et non dissuasives au profit des éleveurs», a souligné Kelli, ajoutant que «plusieurs éleveurs ont décidé de mettre la clé sous le paillasson suite à l’annonce du directeur général de l’office national des aliments du bétail. (ONAB) qui a déclaré, récemment à la presse, que 60.000 tonnes de viandes blanches sont stockées et que le produit sera cédé à 250 DA/ kg au mois de Ramadan. Dans ce cas-là, les éleveurs estiment qu’il n’est pas nécessaire de procéder au placement des poussins craignant de travailler à perte». En outre, Kelli a fait savoir que les pouvoirs publics sont appelés à intervenir pour alléger les charges fiscales. «Ils devront soutenir cette filière en réduisant les taxes relatives à l’importation du maïs et du soja», a-t-il dit, précisant que le prix du maïs est passé de 2.600 DA à 4.000 DA le quintal, celui du soja a atteint les 11.000 DA, alors qu’il ne dépassait pas les 5.500 DA, a-t-il précisé.
Wassila O. H.