Cabinet UKABC : «Booster la production nationale et les opérations à l’export»

Après une longue expérience dans le business, et doté d’une grande expertise internationale dans le domaine des exportations, Moncef Zemmouchi, expert également dans l’investissement et dans l’agriculture saharienne, a décidé de créer, il y a trois ans de cela, un cabinet dans le consulting au profit notamment des entreprises nationales, le cabinet «UKABC».

Homme de terrain, il a touché durant toute sa carrière professionnelle à différents domaines économiques et en profondeur, à tel point que l’art d’investir n’a plus de secrets pour lui. «J’ai suivi mes études supérieures en business en Angleterre, que j’ai complété par un passage à l’Institut d’exportation britannique qui propose des formations de grande pointure. De retour en Algérie, j’ai aussitôt occupé des postes clés dans différentes sociétés publiques et privées», indique-t-il. Il a occupé ainsi plusieurs postes au sein du groupe Sonatrach où il a acquis une solide formation dans la commercialisation et les ventes de GNL, mais aussi dans le domaine du marketing. Par la suite, il a décidé d’exploiter sa formation dans les exportations pour le compte d’une entreprise privée algérienne. Il a été directeur d’exportation de cette entreprise pendant près de dix ans. Après un cumul considérable en matière d’expérience et de connaissances des rouages du business algérien, il a décidé de s’ouvrir à l’international en accompagnant des sociétés étrangères dans différents domaines lors du processus de leur implantation sur le marché algérien. Cela lui a permis de connaître les besoins des investisseurs internationaux et de maîtriser l’art d’investir. «J’ai voulu exploiter tout mon savoir faire pour le bien de nos entreprises et de notre pays à travers ce cabinet de consulting que j’ai créé et qui a joué un grand rôle dans le développement de plusieurs entreprises nationales. Nous avons réalisé de grandes opérations en leur faveur, mais la clause de confidentialité avec nos clients nous interdit de divulguer les informations», souligne-t-il.
Le courtage commercial, le cœur du métier
La société, Sarl UKABC, précise-t-il, est une société axée sur les services dans différents secteurs, industriels et agricoles notamment. Elle a comme vision, la création d’une structure de services intégrés de première classe ainsi que d’autres solutions commerciales dans toute la région du continent Noir. «Bien que nous proposons des services divers, notre cœur de métier est le courtage commercial. Dans ce domaine précis, nous mettons à la disposition de nos clients le meilleur savoir-faire dans la gestion, une technologie de pointe et un suivi logistique efficace», assure-t-il. Pour atteindre les objectifs fixés, la création d’une structure de services intégrés notamment, il s’est entouré d’une équipe d’experts dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, le pharmaceutique, l’hydraulique et dans le domaine juridique. «Sarl UKABC dispose d’une équipe d’experts, travaillant 24 heures sur 24 pour s’assurer que nos clients obtiennent les meilleurs contacts, informations, gestion commerciale et talent marketing dont les entreprises ont besoin pour devenir plus rentables, mieux informés et compétitifs durant tout leur cycle économique», assure-t-il. Les clients de ce cabinet sont divers, activant dans le secteur aéronautique, agricole, dans l’industrie, l’import/export et dans le marketing. «Nous avons réussi à avoir à notre actif un nombre important de clients, mais il faut dire que depuis la crise sanitaire de la Covid-19, nos activités ont considérablement ralentis», confie-t-il. A travers ce cabinet, dit-il, l’équipe s’emploie à acquérir des investissements avec de bons taux de rendement interne et qui correspondent aux attentes de l’entreprise. Pour cela, l’équipe établit des plans de travail clairs, applicables et spécifiques au profit des entrepreneurs. L’équipe œuvre également à perfectionner ses connaissances, à se développer en continu dans le cadre de ses activités par des études et des recherches, lui permettant ainsi de prendre en charge des projets régionaux et internationaux à grande échelle dans tous les domaines. «Sarl UKABC offre une expertise dans les transactions commerciales, les relations publiques, le courtage, l’incubation d’entreprises, le conseil en gestion et dans la représentation d’entreprises étrangères. Nous sommes en mesure d’assurer la meilleure valeur des transactions et de l’intermédiation car nos décisions sont prises sur la base de données et de contacts de fournisseurs, de courtiers, constamment mis à jour pour être à la hauteur des exigences de nos clients», soutient-il.
Des partenaires à travers le monde
Leur objectif est d’élargir la notion de service professionnel en englobant des analyses approfondies des marchés et par des conseils dans la formulation de stratégie et dans le développement des ressources humaines (RH). «Par nos actions, en fait, nous obligeons presque les entreprises à améliorer leur performance globale, leur rentabilité et à atteindre une efficacité optimale», rapporte-t-il. Il signalera, qu’afin de fournir ce type de services, d’assurer la fidélisation de leurs clients et en attirer d’autres, le cabinet fait appel à des partenaires internationaux et d’envergure. «Nous avons établi des partenariats avec certaines entreprises les plus réputées du secteur des services en Afrique, en Asie, en Europe et aux États-Unis. Notre société représente dans notre pays le conseil d’hommes d’affaires algero-britannique présidé à Londres par Abderrezak Osmani et par moi-même en Algérie et dont le but est de booster les échanges entre les deux pays dans divers secteurs économiques», fait-il savoir.Ce type de partenariats soutient ce cabinet dans ses opérations à l’export. Car il est aussi exportateur de services dans différentes régions du monde et il le serait davantage si les contraintes en Algérie étaient moindres dans ce domaine. «Notre système bancaire ralentit nos opérations à l’export. Nous réussissons à attirer des investisseurs étrangers vers le marché algérien, mais leur élan est ralenti par les lenteurs dans les demandes et procédures de visa, surtout que nos services consulaires dépendent de l’avis de leurs institutions à Alger», déplore-t-il, en notant également un ralentissement dans le transfert d’argent in and out. Il souhaite dans ce contexte que l’Algérie emboite le pas aux autres pays qui ont considérablement réduit leurs paperasses pour la création des entreprises et pour faciliter les actions à l’export.
Farida Belkhiri

 

 

Moncef Zemmouchi à Horizons  : «Notre ambition est d’être un leader régional de l’industrie des services»
Plus il se frotte à des entreprises internationales réputées dans le monde, plus les ambitions du cabinet UKABC deviennent grandes. Sa plus grande ambition est de devenir leader régional de l’industrie des services. Dans cet entretien, il fait part des valeurs déployées par ce cabinet pour réaliser cet objectif, pour atteindre l’excellence et gagner la fidélité et une confiance totale de leurs clients présents et futurs.
Horizons : Pour attirer des clients et les fidéliser, cela exige un plan marketing des plus solides…
Moncef Zemmouchi : A dire vrai, c’est grâce à mes contacts, très variés, aux Links à l’étranger et grâce à mes références que la Sarl UKABC a gagné autant de clients,mais notre force de frappe demeure les séminaires internationaux que nous organisons depuis la création de notre cabinet au profit d’hommes d’affaires nationaux et étrangers. C’est une source considérable de clients potentiels et nous aide dans nos actions pour être leader régional de l’industrie des services comme nous l’ambitionnons. Cette ambition doit passer aussi par l’excellence en offrant des solutions complètes aux besoins exprimés par les demandeurs et par la fidélisation de nos clients qui doit être sans égale. Pour atteindre cet objectif, nous avons fixé des valeurs telles que l’Intégrité, en honorant tous nos engagements envers nos clients, employés et actionnaires. Etre intègre exige de nous l’application de normes élevées et inébranlables d’honnêteté, de confiance, de professionnalisme et d’éthique dans le business. L’autre valeur à laquelle nous tenons, est la qualité. Pour nous, il est impératif d’accorder la priorité aux intérêts de nos clients et leur offrir une expertise professionnelle personnalisée.
La concurrence est-elle rude dans le marché du consulting ?
Les besoins en consulting sont importants sur le marché national. Cependant, en matière de qualité et d’excellence, beaucoup reste à faire pour améliorer ce secteur et la compétition est loin d’être importante. Nous constations un grand besoin en matière de consulting dans le domaine des exportations. Aussi, nous assistons les opérateurs pour exporter des produits agricoles et agroalimentaires et je tiens à préciser que c’est nous, et non nos partenaires, qui faisons la promotion des produits algériens sur les marchés extérieurs, à la demande de nos clients. Nous pourrons faire davantage dans la promotion de nos produits à l’international s’il n’y avait pas autant de freins dans le cadre d’affaires algériens. Je me souviens que, quand notre cabinet a été créé, il a fallu attendre 8 mois pour récupérer notre carnet de chèque bancaire ! Cela fait des mois qu’on a introduit des demandes d’organisation de plusieurs évènements économiques en partenariat avec des sociétés étrangères, issues notamment de notre diaspora, mais aucune réponse à ce jour. Résultat, cela fait fuir nos partenaires étrangers et diminue nos chances de faire connaître nos produits et services à l’international.
Entretien réalisé par Farida B.