Ouverture de 1.541 marchés de proximité

Les marchés de proximité seront mis en place dans les 1.541 communes, en prévision du mois de Ramadhan, a annoncé, ce mercredi, le président de l’Association nationale des commerçants algériens, Hadj-Tahar Bolounouar.

S’exprimant au cours d’une conférence de presse portant sur les préparatifs du mois sacré, tenue au siège de l’ANCA, à la Safex,  Pins Maritimes (Alger), Boulenouar a fait savoir que le ministère du Commerce a donné son feu vert pour l’organisation des marchés de proximité dans toutes les communes du pays afin d’assurer la disponibilité des produits alimentaires de large consommation à des prix abordables. «C’est une mesure exceptionnelle initiée par l’ANCA en raison notamment de la conjoncture actuelle liée à la crise sanitaire, mais également pour casser la spéculation sur les prix», a-t-il déclaré, affirmant que les producteurs prendront part cette année à cette manifestation, en proposant des réductions de 50%. Et pour encourager les opérateurs privés, le président de l’ANCA a fait savoir que «le transport des marchandises sera pris en charge par le ministère du Commerce».
Evoquant la hausse des prix de certains produits alimentaires, notamment l’huile de table, Boulenouar l’a expliqué par le monopole sur le marché exercé par un ou deux producteurs. Il affirme que l’ouverture du marché est le seul moyen d’imposer des prix concurrentiels et casser la spéculation. Autre raison de cette flambée, selon lui, l’augmentation du coût de la matière première et celui de l’emballage et du conditionnement. Pour prendre en charge cette perturbation, Boulenouar plaide pour la révision de la politique des subventions. Un soutien direct  doit être apporté au citoyen. Tous les problèmes qui surviennent habituellement concernent les produits subventionnés», dira-t-il.
Réouverture des espaces commerciaux inexploités
Se voulant rassurant, le président de l’ANCA a affirmé qu’«il n’y aura pas de pénurie des produits de large consommation pendant le mois de Ramadan», révélant «la distribution de 700.000 tonnes de fruits et légumes, ainsi que 100.000 tonnes de viandes rouges et blanches pendant cette période. Selon lui, toutes les conditions ont été assurées aux fins d’éviter une quelconque perturbation d’approvisionnement du marché, durant le mois sacré.
Le ministère du Commerce a, en outre, donné instruction pour la réouverture des espaces commerciaux non exploités. Boulenouar a déclaré que «les directions commerciales ont d’ores et déjà donné instruction aux maires pour rouvrir les espaces commerciaux fermés dont le nombre est estimé à 500, d’autant plus que l’Algérie connaît un manque de marchés de proximité». Il sied de préciser que l’on compte 2.000 marchés, insuffisants pour répondre à la demande. Toutefois, «la réalisation d’un nombre suffisant de marchés aide à éliminer les marchés parallèles», a souligné Boulenouar.
Vers la réouverture des salles des fête
Evoquant l’ouverture des salles de fêtes, fermées depuis la propagation du coronavirus, le président de l’ANCA a précisé que le dossier a été au cœur des entretiens avec le ministre de la Santé, Abderahmane Benbouzid, et les membres du Comité scientifique chargé du suivi de la pandémie. Aucune décision quant à la réouverture des salles n’a été prise, cependant, Boulenouar s’est déclaré optimiste et prévoit la reprise de l’activité dans les 15 prochains jours. Le représentant des propriétaires des salles des fêtes, Briksi, a insisté sur la nécessité de relancer l’activité, citant la stabilisation de la situation épidémiologique, d’une part, et les pertes causés aux propriétaires des salles, d’autre part, dont le nombre est estimé à 3.000. Promettant le respect strict du protocole sanitaire, il a appelé les pouvoirs publics à autoriser la relance de leurs activités. Et pour assurer une meilleure organisation, il propose «l’instauration d’un cahier des charges».
Samira Azzegag