L’ONAB rassure sur le prix de la volaille

Le président-directeur général de l’Office national des aliments de bétail (ONAB), Mohamed Batraoui, a affirmé que la volaille sera disponible en quantité suffisante durant le mois de Ramadhan.   

«D’ici à la fin du mois de mars, soit avant le Ramadhan, le marché de la volaille se stabilisera, et il est attendu même un retour à la normale», a-t-il affirmé  dans une déclaration à Horizons. Selon lui, les éleveurs ont commencé à faire la mise en place des poussins alors que l’ONAB dispose actuellement d’un stock de 10.000 tonnes. En plus de la contribution du secteur privé, s’ajoutera le stock de l’ONAB, déjà constitué d’une quantité allant de 50.000 à 60.000 tonnes de volaille qui sera mise sur le marché durant ce mois sacré. «Le poulet sera au disponible, entre le frais et le congelé», a précisé le responsable. Le stock de l’ONAB viendra en appoint pour équilibrer le marché, a-t-il précisé. Il a fait savoir que l’Office est en train d’élargir ses points de vente à travers toutes les wilayas, y compris dans les 10 nouvellement créées. L’ONAB compte également reconduire l’opération des points de vente effectuée l’année passée. «Notre objectif est d’être présent dans toutes les wilayas pour assurer le produit aux consommateurs.» Pour ce faire, l’ONAB dispose de 50 points de vente et  20 franchises gérées par des  agents agréés.

Flambée des prix sur le marché international

Concernant la flambée des prix constatés depuis plus d’un mois, le PDG de l’ONAB a expliqué que la cause principale est l’augmentation vertigineuse des prix des aliments de bétail sur le marché international. «Il y a 45 jours, le soja manquait à l’échelle internationale.  Durant cette crise sanitaire, 60% de la production mondiale de l’aliment de bétail a été pratiquement achetée par la Chine.  C’est ce qui a causé un déficit en matières premières et explique cette flambée des prix dumaïs et de soja. De ce fait, les éleveurs n’ont pas procédé à la mise en place de poussins durant 15 jours», explique-t-il.  Selon le responsable, les prix ont pratiquement doublé. De juin 2020 à ce jour, le prix du maïs est passé de 1.650 dollarsla tonne à 2.800 dollars. Le soja est cédé à 5.550dollars la tonne contre 3.500dollars auparavant. L’impact sur la production est considérablement ressenti. Si le coût de production de poulet était de 160 DA, il est passé, a-t-il précisé, à pratiquement 200 DA. A noter que l’Algérie importe un volume de 4 millions de tonne de maïs et 1,2 million de tonnes de soja annuellement pour un montant de 1,2 milliard de dollars.

A la question de savoir si cette tendance haussière des prix sur le marché national  se poursuivra durant les jours à venir,  Batraoui a indiqué qu’il ne peut se prononcer d’autant qu’elle dépend de la fluctuation des prix de l’aliment de bétail qui constitue près de 80% des charges de la production. Toutefois, «L’ONAB  œuvrera pour que les prix soient abordables», a-t-il promis.  Le responsable a souligné que, actuellement, le poulet  congelé est proposé au niveau des points de vente de l’Office à 300 DA le  kilo alors que le frais a atteint les 390 DA au niveau de certains marchés de l’Algérois.

Wassila OuldHamouda