Zeghmati satisfait du rôle pivot du pouvoir judiciaire dans la nouvelle loi électorale

Le ministre de la Justice, Garde des sceaux,  Belkacem Zeghmati a affirmé ce jeudi que le rôle pivot dont jouit le pouvoir judiciaire dans la nouvelle loi électorale est « une autre preuve du professionnalisme des magistrats algériens » et de « leur capacité à relever le défi, à chaque fois que l’intérêt suprême du pays l’exige ».

Intervenant à l’ouverture de la première session ordinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour l’année 2021, M. Zeghmati a précisé que cette session se déroule dans une conjoncture particulière où l’Algérie s’apprête à organiser des élections législatives, après la promulgation par le président de la République de la loi électorale.
La nouvelle loi électorale a conféré au pouvoir judiciaire un rôle pivot, ce qui est « une autre preuve du professionnalisme de notre pouvoir  judiciaire et de sa capacité à assumer des responsabilités et relever le défi à chaque fois que l’intérêt suprême du pays l’exige », a soutenu le Garde des Sceaux.
Le ministre a également évoqué les aspects les plus importants de la nouvelle loi organique relative au régime électoral, notamment le rôle « important » confié au pouvoir judiciaire dans la préparation et le  déroulement des processus électoraux.
Le pouvoir judiciaire préside toutes les commissions électorales
Il a par ailleurs fait observer que le pouvoir judiciaire préside toutes les commissions électorales, y compris celles créées par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), chargées du contrôle du  financement des campagnes électorales, ajoutant que ledit pouvoir, ordinaire et administratif, s’est vu conférer des prérogatives de statuer sur les recours introduits contre les décisions de ces commissions. Toutes ces mesures viennent confirmer une fois de plus que le pouvoir  judiciaire « est une soupape de sécurité sur laquelle l’on peut s’appuyer en toutes circonstances », a indiqué M. Zeghmati, ajoutant que les magistrats « ont résisté à toute tentative de saper leur crédibilité », à travers la  bonne application de la loi.
Dans le même contexte, le ministre a estimé que la place « privilégiée » dévolue au Pouvoir judiciaire au titre des dispositions de la nouvelle Constitution, lesquelles ont également établi le rôle du magistrat dans  l’édification des institutions de l’Etat algérien », ont dérangé beaucoup de personnes » qui « œuvreront d’arrache-pied dans le sens contraire », ce qui constitue, selon lui,  » un véritable défi » pour les magistrats.
Partant, M. Zeghmati souligne que les magistrats se doivent  » de résister à toutes formes de provocations, d’où qu’elles viennent, en faisant prévaloir la sagesse, le professionnalisme et la compétence élevée, tout en se référant à la Loi qui est le meilleur et le plus grand allié du magistrat ».
Revenant sur l’évènement politique important que l’Algérie s’apprête à organiser, le 12 juin prochain, le ministre a rappelé que garantir  l’intégrité et la régularité des élections relève  » des missions régaliennes de l’Etat », ce qui fait de la question de la garantie de leur  crédibilité, « un véritable enjeu pour les Pouvoirs publics et les appareils de l’Etat », y compris le judiciaire.