Bientôt, le premier référentiel sur l’éclairage public solaire

 Un nouveau décret exécutif portant création, organisation et fonctionnement du Commissariat  aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique a été publié au Journal officiel. Il viendra modifier celui publié en novembre 2019.

Le premier responsable du Commissariat  aux énergies renouvelables, Noureddine Yassa, a expliqué qu’il s’agit «d’un décret modificateur  qui vient clarifier et préciser les missions du Commissariat national aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique». Le commissaire a expliqué qu’en vertu de ce nouveau décret, le  rôle du Commissariat a été renforcé, notamment par rapport à la mission relative à l’évaluation.
«Avant, ceci n’était pas explicite. Le Commissariat est appelé à faire de l’évaluation des programmes et de leur exécution, des manquements et des contraintes rencontrées, en plus de notre contribution au développement national et sectoriel des énergies renouvelables et efficacité énergétique», a expliqué le responsable. Selon lui, les missions attribuées préalablement ont été pratiquement maintenues, voire renforcées, notamment sur le plan évaluation. Le conseil d’administration a été, par contre, changé, a-t-il dit.  Yassa a fait savoir que le Commissariat est appelé également à présenter des rapports périodiques au Premier ministère. Le CEREFE a déjà élaboré son premier rapport annuel au mois de novembre 2020, lequel rapport présente la situation énergétique en Algérie avec une nouvelle approche en vue d’élaborer une stratégie nationale de transition énergétique.

Zones d’ombre, le CEREFE à pied d’œuvre

Le commissariat est sur d’autres chantiers et il va publier le premier référentiel sur l’éclairage public solaire. «Nous n’avons pas de référentiel. C’est un guide qui va sortir bientôt, il est en phase de validation», a-t-il annoncé, tout en révélant que le Commissariat est à pied d’œuvre pour la réalisation du programme consacré aux zones d’ombre.  Accompagnant le ministère de l’intérieur, le CEREFE sillonne les 48 wilayas en vue de cerner les besoins des zones d’ombre, des sites éloignés qui n’ont pas de réseau électrique. Avant tout lancement, tout projet doit être supervisé par le Commissariat qui, lui, contribue à l’élaboration du cahier des charges et à l’évaluation jusqu’à la réception définitive. «Nous avons mis en place un nouveau modèle de kit solaire qui est évolutif,  progressive, modulable et extensible selon les besoins de son utilisateur. Il n’est pas figé comme celui existant. Si, par exemple, quelqu’un veut faire de l’extension, il peut utiliser le même système et rajouter seulement des panneaux solaires. Son utilisation sera généralisée aux  zones d’ombre», a-t-il affirmé, informant que le CEREFE poursuivra son travail de terrain pour identifier les besoins et préparer le cahier des charges. Pour sa part, le directeur du Centre de développement des énergies renouvelables, Amar Hadj-Arab, a souligné que le Commissariat à un rôle important à jouer surtout en matière de coordination des projets et des organismes en charge des énergies renouvelables. Il a fait savoir que le projet national de recherche va être lancé incessamment.

Wassila OuldHamouda