Des commerçants de troc en parlent

Hafad Akbaoui Ennadji, commerçant et président du Conseil interprofessionnel des céréales :
 « Le salon destiné au marché africain a permis aux commerçants, exerçant au niveau des frontières, de faire la promotion de leurs produits et de redynamiser leur commercialisation vers le sud. Je tiens à signaler, dans ce sens, l’importance de la sécurisation du réseau routier par l’Armée nationale au niveau des frontières, ce qui a minimisé les risques encourus lors de l’exercice de cette activité et nous encourage davantage à la poursuivre. Nous appelons les autorités publiques à accélérer la réalisation de l’axe routier reliant Reggane à Timiaouine jusqu’à Gao, laquelle constitue la capitale économique malienne et le point de convergence de toutes les marchandises en provenance des pays du Sahel. Sa mise en service va contribuer à la fluidité de la circulation  des personnes et des biens ».
Sid Ahmed Salmi agriculteur et commerçant de troc :
 « Le principal problème de l’agriculture à Adar est  le foncier et l’électricité agricoles. Les conditions de l’investissement dans ce secteur sont difficiles à remplir, notamment la capacité financière requise estimée à 6 millions de dinars. En 2017 parmi 500 dossiers il n’y a que 8 dossiers qui ont été acceptés à Bordj Badji Mokhtar. Pourquoi entraver les jeunes investisseurs d’autant plus que les eaux souterraines et l’énergie solaire constituent un véritable atout à exploiter ? Nous lançons un appel aux autorités locales afin de nous régler ces contraintes pour qu’on puisse travailler et contribuer au développement local, car l’activité agricole se meut et n’intéresse plus les jeunes. Pour ce qui est de la commercialisation de nos produits vers les pays africains, nous souhaitons qu’on nous autorise le  troc en exportant nos produits agricoles demandés en Afrique et en important d’autres produits qui ne figurent pas sur la liste des marchandises faisant objet de troc ».
Kadour Adjout, producteur de cosmétique :
 « J’étais établi au Mexique et j’ai décidé de venir investir en Algérie. Ma participation au salon national destiné au marché africain m’a permis de tisser les premiers contacts et nouer des relations avec les réseaux de distribution et de commercialisation vers l’Afrique. J’ai remis des échantillons aux commerçants de troc que j’ai rencontrés pour la première fois et j’espère que les pays africains seront intéressés par nos marchandises. Cependant, je suis confronté à beaucoup de difficultés en termes du foncier industriel au niveau de la wilaya de Bouira, ce qui entrave toute possibilité d’extension d’activité et d’augmentation de production ». Propos recueillis par A. M.