Le temps de l’innovation

La certitude est établie. Dans ce nouveau monde de la compétition féroce, révélée par la guerre de tranchées que se livrent les puissances mondiales, le défi de l’intégration impose le passage d’une économie rentière, à forte vulnérabilité, à un mode de gouvernance fondé sur l’économie de la connaissance. Il n’y a pas de place pour les retardataires de la révolution de l’innovation et du savoir technologique. Ce message qui appelle à la mobilisation de toutes les compétences nationales ou résidantes à l’étranger a été lancé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, lors du séminaire régional organisé à Oran sur les start-up. «Nous estimons que l’innovation est notre seule issue pour bâtir une économie moderne basée sur les capacités scientifiques des jeunes», a affirmé le Premier ministre. En levier de la croissance et en locomotive de la nouvelle économie, les start-up mobilisent les efforts de l’Etat, déterminé à favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs porteurs de projets innovants et disposant de toutes les facilités financières, réglementaires et fiscales. L’apport de l’université, comme «berceau des idées innovantes et source de compétences scientifiques et technologiques», est, à cet effet, déterminant dans la formation d’une élite aux commandes de la nouvelle économie. Il convient de noter que 44 incubateurs ont été créés dans les universités et les écoles supérieures. C’est dire que toutes les conditions se mettent en place pour permettre un développement harmonieux avec, notamment, la création d’annexes dans toutes les régions et des zones de micro-activité abritant les start-up dont plus de 300 ont reçu le label délivré par le comité national. A Oran, une succursale de l’accélérateur de start-up, baptisé «Algeria Venture», a été mise en place pour lancer le chantier de l’innovation appelé à se généraliser dans toutes les régions. «Main dans la main», dira le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’économie de la connaissance et des start-up, Yacine El Mehdi Oualid, il s’agira de travailler à l’édification d’une «économie forte basée sur les compétences issues des universités algériennes, capables de concrétiser leurs idées avec le soutien de l’Etat». Face au défi de la transition numérique, la nouvelle Algérie compte, aujourd’hui, plus que jamais, sur son élite scientifique et technique pour réussir la bataille de l’intégration dans un monde impitoyable pour les plus faibles.
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