« Solidarité hydrique » entre les wilayas pour lutter contre le stress hydrique dans certaines régions

Le ministre des Ressources en eau , Arezki Berraki a affirmé, jeudi à Alger, que les pouvoirs publics avaient adopté la politique de la « solidarité hydrique » entre les wilayas, en vue de faire face au stress hydrique dont souffrent certaines communes du pays.

Répondant aux préoccupations du député Youcef Madi (MSP), sur le stress hydrique dont souffre la wilaya de Jijel, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale (APN), consacrée aux questions orales et présidée par M. Slimane Chenine, Président de l’Assemblé, M. Baraki a indiqué que l’Etat s’attelait à la concrétisation des grands transferts d’eau à partir de l’exploitation des eaux des barrages.

Selon le ministre, les Pouvoirs publics ont adopté, à ce titre, une politique ambitieuse de solidarité hydrique entre les wilayas, à travers le transfert d’eau à partir des régions qui disposent de ressources hydriques confortables vers les régions qui enregistrent moins de ressources, tout en fixant les priorités.

A une question du même député sur la rareté de l’eau potable dans certaines communes de la wilaya de Jijel qui dispose, toutefois, de cinq barrages, notamment des communes jouxtant le barrage Béni Haroun, le ministre a fait savoir que le retard accusé dans les projets d’approvisionnement de ces communes en eau potable et en eau d’irrigation à partir de ces barrages, est dû à des raisons purement financières.

Le ministre a cité, à titre d’exemple, le projet du barrage de Yarjana, relatif à l’approvisionnement de la population en eau potable et des agriculteurs en eau d’irrigation, mais non réalisé, en raison de la crise financière.

Toutefois, le ministre a fait état du parachèvement de l’APD (avant-projet détaillé) de ce projet en vue de sa réalisation.

Relevant que les communes qui connaissent une rareté des ressources hydriques étaient alimentées depuis des sources d’eau existantes dans la même région, en plus des puits et forages, le ministre a reconnu que ces ressources demeurent insuffisantes, par rapport à l’évolution urbanistique croissante de la région.

Répondant à une questions du député Rabah Djedou du parti du front du militantisme national (FNM) concernant l’impact de la construction de bâtisses sur des terrains agricoles dans le périmètre d’irrigation du barrage Ladrat (Médéa) d’une superficie dépassant les 480 hectares à la commune , le ministre a mis l’accent sur la nécessité de faire prévaloir l’intérêt des citoyens. Le ministre a indiqué avoir chargé les services de wilaya de résoudre cette question dans les plus brefs délais, annonçant qu’une assiette de 80 hectares en dehors du périmètre d’irrigation sera consacrée à la construction.

Concernant les projets d’approvisionnement en eau potable de plusieurs communes à Skikda, lesquels sont à l’arrêt, évoqués par le député Seddik Bakhouch du Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD), M. Berraki a rappelé que l’Etat avait débloqué un (01) milliard DA pour l’approvisionnement de 42 pôles d’habitation ur 250 km au niveau de 06 communes.

Il a également fait état d’autres projets de développement au titre de l’année 2021 dont la réalisation de réseaux d’approvisionnement, appelant les autorités locales à accélérer la cadence des travaux.