Législatives 2021 : Le Chef de l’Etat a offert assez de garanties, selon Redouane Bouhidel

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a abordé les élections législatives lors du dernier Conseil des ministres. Pour le politologue Redouane Bouhidel, cela a été l’occasion pour le chef de l’Etat d’insister sur la mise en branle de la machine électorale et la garantie d’un suffrage qui ne souffre aucune irrégularité.

Le Président de la République a, d’ailleurs, donné des instructions à l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) et a insisté, notamment, sur l’importance de lui accorder tous les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission», a précisé Bouhidel, en affirmant que l’Anie ne pourra pas trouver d’excuses après si elle faillit à ses obligations. «Le chef de l’Etat s’est basé, essentiellement, dans son intervention, sur les jeunes. Les gens n’ont pas compris apparemment comment va se traduire l’aide de l’Etat vis-à-vis de cette frange de la société. Dans la réglementation, les jeunes sont ceux qui sont âgés de moins de 40 ans. Ils constitueront la moitié des listes électorales, conformément au principe de la parité consacrée dans le nouveau code électoral. Cette décision a pour but majeur d’éloigner à jamais les adeptes de la chkara», a-t-il estimé. Selon lui, Tebboune s’est voulu rassurant en offrant des garanties supplémentaires à ces jeunes. «Il les a encouragés pour engager cette bataille électorale qui s’annonce cruciale et déterminante.» Mieux: «Toutes ces motivations ont pour but de les inciter à intégrer la vie politique qu’ils ont longtemps boudée. Le problème des moyens ne se posera plus. Les jeunes auront des salles à titre gracieux et y mèneront leurs campagnes électorales avec des facilitations financières. Leurs affiches seront gratuites et leur place sera consolidée face à des partis politiques qui ont des chances de ratisser large en raison de leur ancrage politique au sein de la société.» Bouhidela fait remarquer, à cet effet, que conformément aux nouvelles dispositions contenues dans la nouvelle loi électorale, il ne sera pas aisé aux partis politiques de constituer leurs listes électorales. Ils seront devant le défi de convaincre les jeunes pour y figurer en application au principe de la parité. «En plus des 25.000 signatures, qu’elles devront collecter dans plus de 23 wilayas, les formations sont obligées de mettre de côté les anciennes méthodes de recrutement afin de satisfaire aux nouvelles exigences légales», a rappelé Bouhidel, soulignant que seuls quelques grands partis pourraient répondre à ces critères. D’où le besoin d’encourager les candidatures indépendantes. «C’est l’occasion idoine pour promouvoir le rôle des jeunes et des universitaires», a-t-il jugé.

Karima Alloun