Universités : Lancement du programme «un projet, un brevet»

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane, a donné, ce lundi, le coup d’envoi de la première édition du concours scientifique organisé en partenariat, avec le ministère délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, sous le thème «un projet, un brevet».

C’est une action développé par le Mesrs, à destination des étudiants, notamment les nouveaux diplômés «pour valoriser les projets de fin d’étude et promouvoir la propriété intellectuelle», a précisé Benziane dans son intervention à l’ouverture de la cérémonie tenue à l’occasion au siège du  Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (Cerist) à Alger. Selon le ministre, il s’agit «d’un nouveau concept adopté par son département dans la perspective de l’ouverture de l’université sur son environnement économique et social», insistant par la même occasion sur l’importance de promouvoir «les initiatives des étudiants et le renforcement de l’esprit d’entreprise et de compétitivité  à travers des projets créatifs et innovants. Benziane considère ce programme comme une première étape pour préparer les projets des entreprises émergeantes.
Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, Yacine El-Mahdi Oualid a, pour sa part, mis l’accent sur l’importance de cette initiative laquelle permet  «d’augmenter le nombre de demandes de brevets de haute qualité aux fins d’améliorer la visibilité de l’Algérie en termes de dépôt de brevets et améliorer les indicateurs mondiaux en la matière». «Nous avons constaté, par le passé, un grand manque de brevets déposés en Algérie», a regretté en effet, le jeune ministre, qui rappelle que «tous les pays du monde évaluent leurs efforts dans le domaine de l’innovation et dans la recherche scientifique par les brevets de l’innovation et non pas les publications scientifiques», a regretté le ministre délégué auprès du Premier ministre, tout en précisant que le nombre de brevets enregistrés annuellement est de 28, selon les récentes statistiques du ministère de l’Enseignement supérieur.
Pour le ministre, «Il est important de passer de la recherche scientifique universitaire à une recherche qui a un réel impact sur l’économie nationale». «Aujourd’hui, l’Algérie a besoin d’une nouvelle classe d’entrepreneurs qui pourrait apporter une réelle valeur ajoutée à l’économie nationale», a-t-il conclu.
Dans sa présentation du programme du concours, Mme Cherfaoui a fait savoir que le nombre de candidats retenus est de 59. Chaque jour, cinq étudiants devront exposer leurs projets dans une émission télévisée, laquelle sera largement diffusée à travers les réseaux sociaux et la web TV et aussi sur la chaîne El Maârifa… 20 projets au final seront retenus sur la base du vote du jury et du public, qui exprimeront leurs voix à partir du site web, dédié à l’évènement. Ces projets  seront domiciliés dans un centre de recherche ou dans une plateforme technologique qui leur apportera un appui, pour améliorer la technicité du produit.
Samira Azzegag