Les partis dénoncent des contraintes exagérées dans la collecte des signatures

La collecte des signatures de parrainage ne semble pas être une sinécure pour les postulants à la députation.

Cette opération nécessaire pour la validité d’une candidature par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) s’avère semée d’embûches. C’est du moins ce que rapportent des partis contactés, ce lundi, précisant que les difficultés sont en rapport avec plusieurs facteurs.
Le président du FAN, Djamel Benabdeslam,  évoque à cet égard plusieurs difficultés variant d’une wilaya à une autre. « Il y a des wilayas où nos concitoyens n’ont pas pu retirer les formulaires à cause des obstacles posés par les délégués de l’ANIE», regrette-t-il avant d’accuser ces délégués locaux de mettre les bâtons dans les roues des partis pour le retrait des formulaires. «Ces délégués de l’autorité des élections disent à ceux qui se présentent à eux que nous n’avons pas encore reçu les formulaires, à certains ils exigent le cachet du parti ou une demande en bonne et due forme et à d’autres ils affirment n’avoir qu’un nombre limité de formulaires»,  explique Benabdeslam, tout en signalant que les difficultés sont exacerbées dans certaines wilayas, à l’instar d’El Oued, Djanet et Aïn Témouchent.
Le président d’El Fadjr El Djadid, Tahar Benbaïbèche, évoque un autre type de difficultés : l’attente devant le guichet destiné au recueil des signatures du formulaire. « Il est inconcevable que nos concitoyens fassent la queue et passent leur temps à attendre au niveau du bureau du SG de l’APC pour recueillir la signature du formulaire»,  peste-t-il avant d’appeler l’ANIE  à ne pas laisser la prérogative de l’opération de collecte des signatures au secrétaire général de l’APC  ou du chef de service. « Nous demandons à ce que cette opération soit élargie aux vice-présidents et aux présidents de commissions et que l’autorité encourage les huissiers de justice et les notaires à faciliter l’opération des signatures », propose-t-il. Quoiqu’il en soit le parti de Benbaibèche a entamé l’opération de recueil des signatures au niveau de 50 wilayas et « les choses se passent normalement» précise t-il.
Ahmed Cherifi, membre de la direction du mouvement de la société pour la paix, signale également  un autre type de contrainte dans l’opération de recueil des signatures.  « Même si le nombre des signatures requises n’est pas important, il n’en demeure pas moins que l’opération s’avère difficile. Auparavant, ce sont les citoyens qui sollicitaient les candidats pour recueillir les signatures, actuellement, ce n’est plus le cas »,  observe-t-il, avant de révéler que souvent les gens qui accordent leur signature attendent une contrepartie. « La société a changé », lance t-il.
Hakem Fatma Zohra