Des obstacles pour le développement du numérique

L’impact du numérique sur la croissance du produit intérieur brut (PIB) ne dépasse pas les 3% en Algérie. Si l’on se réfère à la moyenne mondiale qui est de 15%, l’apport des technologies de l’information et de la communication (TIC) reste insignifiant, très loin de la Chine, qui enregistre un impact de 30%, et des Etats-Unis, avec 21%.

C’est ce qu’a annoncé, ce mardi, à Alger, le président  directeur général d’Icosnet, Ali Azzouz, lors d’une rencontre organisée par le Syndicat  national du numérique, affilié à la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), placé sous le thème «l’enjeu des infrastructures technologiques, de l’internet vers l’analytique».
Pour cet opérateur en télécom, ce retard en matière de développement des TIC n’est nullement le fait d’une politique délibérée. «Nos gouvernants œuvrent à passer à la vitesse grand V pour concrétiser le processus de digitalisation de nos entreprises et administrations», estime-t-il, tout en précisant que les facteurs de cette faille sont multiples. «Le manque de compétitivité et le monopole sur les services Internet freinent le développement des TIC en Algérie», tonne-t-il, tout ne prônant la libéralisation de ce créneau, l’ouverture du marché et surtout la réduction de la bureaucratie
« Les TIC facilitent le travail. La crise sanitaire l’a  démontré. La majorité des entreprises ont mis leurs employés au télétravail », a-t-il rappelé.  Dans ce sens, le directeur régional  de CISCO, Karim Sid  Ahmed, a souligné que le nombre d’utilisateurs d’Internet dans le monde durant cette pandémie a connu une progression vertigineuse, soulignant, à titre d’exemple, que plus de 1,2 milliard d’étudiants suivent leurs études à distance. En Algérie, 3,2 millions de travailleurs ont dû travailler à partir de chez eux. «Il va sans dire que cette hausse de consommation d’Internet a engendré une pression sur la plate-forme. C’est ce qui explique les lourdeurs constatées durant cette crise sanitaire. Nous devons se préparer à la 5G, au Wifi 6. Aujourd’hui, on parle de télémédecine et de l’industrie 4.0», lança-t-il.
Wassila Ould Hamouda