Zones d’ombre: des effets concrets du Plan de développement stratégique

Les données relatives à la mise en œuvre du Plan stratégique pour le développement stratégique des zones d’ombre au titre de l’année 2020 font ressortir un bilan positif en terme de concrétisation des objectifs tracés et de réalisation d’effets concrets sur le terrain, a fait savoir, mardi, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire.

Le plan de développement vise à « satisfaire les besoins de la population des zones d’ombres en eau potable, généraliser le raccordement à l’électricité et au gaz naturel et à désenclaver les zones isolées et montagneuses, tout en améliorant les conditions de la scolarisation des enfants ».

Dans ce cadre, il a été procédé, selon la même source, à « l’organisation d’un recensement moderne et participatif des zones d’ombre, dans le but d’orienter les opérations de développement, et ce à travers la mise au point d’un système informatique au niveau local, renfermant 16 critères d’évaluation.

De même qu’il a été procédé à l’inscription des opérations, en associant les citoyens et les associations locales, ce qui a permis de recenser 13.587 zones d’ombre au niveau national.

Les indicateurs de l’année écoulée montrent « l’achèvement de 7276 projets sur 8143 projets recensés, soit un taux de réalisation de 89.35% », selon la même source qui fait état de l’enregistrement d’un taux d’avancement de 80% dans 633 opérations et d’un taux de 50 % dans 635 opérations, ainsi que d’un nombre global des projets inscrits qui s’élève à 12.841 projets.

Dans le but de parachever les opérations inscrites, « une enveloppe de 188,42 milliards de Da a été mobilisée, à la faveur de la réorientation des programmes inscrits précédemment à la charge du Fonds de garantie et de solidarité des collectivités locales, des budgets des Collectivités locales et des Plans communaux de développement (PCD).

Bien que coïncidant avec les efforts de lutte contre la Covid-19, la mise en œuvre du Plan de développement des zones d’ombre a permis d’avoir « des effets concrets sur le terrain ».

Ainsi, en terme de l’Alimentation en eau potable (AEP), « le réseau de l’eau s’est vu renforcé par la réalisation de 2700 km de réseaux ».

Il s’agit également de la réhabilitation 495 km et le raccordement au réseau d’eau, de plus de 173.000 foyers au profit de près de 830.000 habitants.

Quant à l’assainissement, « un nouveau réseau de 1.100km a été réhabilité et plus de 79.000 foyers raccordés, au profit de près de 398.000 habitants ».

En matière d’énergie électrique, « un nouveau réseau de 218km a été réalisé et plus de 33.000 foyers raccordés, au profit de près de 166.000 habitants, en sus de l’équipement de 2.531 logements de 860 panneaux solaires ».

S’agissant de l’éclairage public et de l’approvisionnement en gaz, la même source a fait état de la réalisation de 600km de réseau d’éclairage public et de la réhabilitation de 253km », outre « la réalisation de 2.055km du réseau et du raccordement de plus de 56.000 foyers en gaz, au profit de près de 284.000 habitants ».

Les opérations de désenclavement ont permis de « renforcer le réseau routier par la réalisation de 1.323km, la réhabilitation de plus de 2.800km et l’ouverture de 884km de voies dans des zones isolées ».

Afin d’améliorer les conditions scolaires, « 375 salles d’étude et 84 cantines scolaires ont été réalisées et 298 écoles et 51 restaurants réhabilités, outre le renforcement du parc du transport scolaire par 471 nouveaux bus et 515 bus loués ».

A l’effet de renforcer les structures de santé de proximité, « 32 nouvelles salles de soins ont été réalisées et 175 autres réhabilitées », en sus de « 225 espaces de loisirs réalisés ».