Les fonctionnaires des impôts en grève, la vente de vignettes automobile perturbée

Le taux de suivi de la grève des travailleurs des impôts avoisine les 80%, selon le secrétaire général du Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (SAFI), Abdelhamid Bouallag.

La grève a débuté ce lundi et a perturbé la vente des vignettes automobiles, dont la date limite est fixée pour ce mercredi. « En décembre dernier nous avions prévu un mouvement de protestation, mais nous nous sommes rétractés. Cette fois-ci, la grève se poursuivra durant trois jours sur tout le territoire national pour non-satisfaction de nos revendications », nous a affirmé le secrétaire général du Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts, qui exhorte la tutelle à satisfaire leurs revendications, exprimées et négociées lors d’une réunion le 16 décembre dernier, sans quoi, le SAFI menace d’entrer dans une grève ouverte. Selon Bouallag, la grève durera du 29 au 31 mars courant. « Le choix de la date n’est pas fortuit. Nous ne voulons pas léser le citoyen, mais nous n’avons pas le choix si nous voulons que nos conditions socioprofessionnelles s’améliorent », précise notre interlocuteur. Les grévistes réclament l’application immédiate de la loi organique et le système compensatoire en souffrance, la protection des employés des impôts des abus et pressions des organes externes de contrôle et des lobbies, et la numérisation totale du secteur des impôts. Bouallag a expliqué que les recettes fiscales constituent la seconde ressource en alimentation du budget de l’Etat après les revenus du pétrole. « C’est illogique, voire inadmissible, de traiter des milliards et de ne toucher que des miettes d’autant que les salaires de certains fonctionnaires ne dépassent pas les 20.000 à 25.000 DA », tonne t-il. « Le secteur des impôts doit sortir du giron de la fonction publique pour permettre son développement rapide et l’ouverture des centres d’impôts de proximité »,a-t-il ajouté. Les grévistes que nous avions rencontrés à l’entrée de la direction des impôts d’Alger dénoncent une fuite en avant des pouvoirs publics face à leurs revendications.
Walid Souahi