Le nouveau modèle de la connaissance

Le défi de la nouvelle économie est lancé. Il s’inscrit dans le processus de réforme engagé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, appelant, lors du conseil des ministres du 5 janvier, à la mise en place d’un «programme urgent» pour développer l’économie du savoir en locomotive d’une économie productive et diversifiée. «A vous le terrain, pour concrétiser vos projets au profit des jeunes», a lancé aux ministres concernés, le Président de la République attaché à garantir les conditions de l’émergence du réservoir des start-up et de la petite et moyenne entreprise. Toutes les garanties financières ont été apportées à travers, notamment une exonération  fiscale, la création d’un fonds de financement et d’un conseil de l’innovation placée auprès du chef de l’Etat. Les impératifs d’une économie du savoir dictent la volonté de mettre en place un cadre réglementaire, juridique et financier pour favoriser le développement de la recherche, le financement de l’innovation, le transfert technologique, la formation et la protection de la propriété intellectuelle. Cette démarche est au centre des
assises nationales dédiées à l’élaboration d’un modèle algérien.
Une rencontre qui a pour ambition de fédérer toutes les énergies créatrices pour renforcer les bases de la réforme
économiques. Elle se prévaut, dira le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Connaissance et des Start-up, Yacine El Mahdi Oualid, d’une «volonté inclusive» ouverte à toutes les bonnes volontés pour dégager une vision commune à hauteur des exigences de la nouvelle économie du savoir et de la connaissance en socle d’une économie durable et ambitieuse. En levier de la croissance, elle constitue un véritable atout pour sortir de la dépendance pétrolière et forger une place de choix dans le nouveau monde de la compétitivité et de la concurrence. Les énormes potentialités matérielles, souvent inexploitées, et la richesse des compétences marginalisées ou en exil à l’étranger sont la source du modèle algérien aux chances de réussite réelles tributaires de la mobilisation de toutes les ressources, une ouverture sur le monde des technologies nouvelles et une organisation efficiente.
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