Une économie productive et compétitive

Le nouveau modèle économique prend forme dans la nouvelle Algérie déterminée à marquer la rupture radicale avec le système rentier pour favoriser l’émergence de l’économie de la connaissance, érigée en objectif stratégique. Ce choix incontournable est dicté par les mutations internationales qui rendent nécessaires la révolution numérique et technologique dans un monde caractérisé par un haut degré d’ouverture et de compétitivité. «Vous n’êtes pas sans savoir que notre pays est confronté à des défis majeurs pour sortir de l’économie de la rente et aller vers une économie diversifiée et productrice de richesse», a affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans une allocution lue en son nom par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, aux assises nationales dédiées aux «réformes juridiques et organisationnelles» permettant l’émergence d’une économie nouvelle. La marche en avant traduit «la forte volonté» de l’Etat de réussir la bataille de la réinsertion dans l’économie mondiale. La nouvelle Algérie, aux potentialités reconnues, a les «atouts et les capacités» pour s’imposer en acteur majeur sur les scènes régionale et internationale. Le soutien aux projets novateurs des jeunes talents et la formation des pôles d’excellence contribuent à poser les jalons de l’économie de la connaissance qui dispose d’un réservoir de compétences. L’Algérie compte aujourd’hui 62.000 enseignants et 2.200 chercheurs permanents. Tout comme elle dispose de plus de 1.600 laboratoires de recherche répartis sur 109 établissements universitaires et 12 plateformes techniques. Cet «intérêt particulier» de l’Etat se manifeste concrètement par la création d’un département dédié à la connaissance et à l’innovation, le lancement officiel du fonds d’investissement des start-up, l’inauguration du premier accélérateur à Dounia Parc et l’établissement des services de certification et de signature électronique destinée à sécuriser les transactions et améliorer le climat des affaires. Ces réalisations tangibles s’intègrent dans le cadre d’un programme global mûrement réfléchi qui procède d’une «vision prospective» associant les opérateurs économiques, les partenaires sociaux et les experts. Le défi collectif exige nécessairement la mobilisation de tous les acteurs pour bâtir une économie forte et prospère.

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