Législatives 2021 : Trop de contraintes pour la légalisation des formulaires de souscription, selon les partis

La légalisation des formulaires de souscription des signatures dans le cadre des préparatifs des dossiers de candidature pour les prochaines élections législatives pose problème aux partis.

C’est le cas d’El Islah. Son président, Fillali Ghouini, explique, dans une déclaration à Horizons, qu’il est question d’un «grand problème dans la légalisation des signatures». Et pour cause, «dans de grandes communes, vous ne trouverez que l’Assemblée populaire communale du chef-lieu qui puisse légaliser les signatures, car ses annexes ne peuvent pas le faire», regrette-t-il. L’autre problème que Ghouini pointe du doigt est le fait que les responsables chargés de la légalisation sont souvent en réunion ou absents». Dans ce cadre, il ne manque pas de faire observer que par moment, «nos concitoyens s’irritent car l’attente les indispose au plus haut point». Face à ces difficultés, El Islah a décidé de saisir les autorités pour prendre en charge cette problématique.  «Nous avons saisi l’Autorité nationale indépendante des élections pour lui demander d’autoriser la généralisation de la légalisation au niveau de toutes les annexes et antennes des APC pour permettre à nos concitoyens de ne pas faire des kilomètres juste pour une légalisation», précise-t-il. Selon lui, la délégation de légalisation est du ressort du wali qui la signe après l’aval du président de l’Anie. Abdelkader Saâdi, le président de Talaie El Houriyet, confirme ces contraintes observées dans certaines wilayas. A ces yeux, c’est une conséquence du retard enregistré dans l’opération. «C’est tout à fait normal car l’opération a démarré avec du retard et les signataires ont été tous mobilisés au même moment», soutient-il.  De son avis, l’opération de légalisation a été centralisée au niveau des sièges des APC.  De son côté,  Mohamed Chafaâ, membre du bureau national chargé de la formation politique du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), relève lui aussi «un immense problème de légalisation». Dans ce cadre, ilévoque l’utilisation par les agents d’état civil d’anciens cachets à l’origine d’invalidation des légalisations faites par son parti.  «Nous avons plus de 200 documents qui vont être rejetés suite à la griffe qui n’a pas été établie à temps», observe-t-il.
Fatma-Zohra Hakem