Le Syndicat des paramédicaux monte au créneau

Le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) renoue avec la protestation en annonçant une journée de grève pour le 7 avril prochain.

Selon son secrétaire général, Lounès Ghachi, ce mouvement «est une dénonciation  de l’attitude de la  tutelle qui bloque toutes les initiatives  en faveur du  dialogue». Le syndicaliste  s’étonne de son refus d’appliquer une  décision présidentielle, confortée par un décret exécutif. Il fait allusion à  la prime de la Covid-19 que le président Tebboune avait  accordée aux  personnels de la santé. «Nous avons reçu cette prime durant les deux premiers trimestres de 2020, mais depuis septembre 2020,  elle  ne figure pas sur la fiche de paie», déplore Ghachi.  «Comment ose-t-on piétiner une  décision présidentielle ?», s’emporte-t-il. «C’est grave, car il s’agit de la crédibilité de l’Etat», lance le représentant des paramédicaux avant de s’interroger sur les raisons de l’arrêt des virements. «Qu’ils nous disent la vérité. S’agit-il d’un manque d’argent ou d’autre chose ?», s’interroge t-il. Selon lui, l’absence de communication provoque un climat de tension, poursuit Ghachi qui déplore la restriction de l’activité syndicale. A l’en croire,  des membres du SAP  sont devenus la cible de certains  directeurs d’hôpitaux. «Nous sommes un syndicat reconnu et agréé, et aucun responsable ne doit remettre en cause  notre activité syndicale garantie par la Constitution», renchérit Ghachi. «La tutelle doit ouvrir la voie du dialogue pour éviter le pourrissement de la situation», met-il en garde.
M. Benkeddada