Bientôt une première vague de chargés d’affaires économiques

L’Algérie déploiera bientôt la première vague de chargés d’affaires économiques à travers son réseau d’ambassades et consulats à l’étranger, a fait savoir l’ambassadeur-conseiller Smail Benamara, soulignant que cette démarche devrait doper les exportations hors-hydrocarbures.

« Après une formation théorique et pratique qui aura duré des mois, la première vague de chargés d’affaires économiques sera déployée en été prochain dans les différents ambassades et consulats algériens à l’étranger », a déclaré M. Benamara au cours d’une conférence organisée à Alger sur la diplomatie économique. Le diplomate a rappelé que le déploiement de ces conseilles vient en application des instructions du président de la République, Abdemadjid Tebboune, sur la promotion des exportations hors hydrocarbures. « Bien que ce poste existe déjà au niveau des ambassades et représentations diplomatiques algériennes à l’étranger, cette vague est la première à avoir bénéficié d’une formation spécialisée dans le domaine », relève M. Benamara. Cette formation dispensée à ces futurs conseillers économiques les aidera à mieux attirer les investisseurs étrangers et à accompagner les exportateurs algériens à l’international, estime l’ambassadeur, soulignant que ce déploiement sera focalisé en priorité sur l’Afrique. Selon le diplomate, l’Algérie dispose d’un potentiel important en termes d’opportunités d’investissement au regard de sa situation géographique qui fait d’elle le centre de l’Afrique, et aussi de son réseau routier et de sa ressource humaine qualifiée. Pour ce qui est de l’accompagnement des exportateurs, M. Benamara indique que « ces derniers seront servis doublement ». Outre les informations qu’ils auront au niveau du Bureau d’information ouvert récemment au ministère des Affaires étrangères, les exportateurs auront la possibilité de contacter les conseilles dont les adresses et les coordonnées seront disponible via le portail web du ministère. Il relève, toutefois, que « le travail des futures diplomates algériens « n’est qu’un maillon d’une grande chaîne » et  sera vain, si les autres secteurs à l’instar de celui du commerce, des finances et des douanes ne participent pas à la démarche ». Pour autant, il affirme que  » les parties en question sont conscientes et plusieurs départements ont commencé à remédier à certaines entraves ». Il cite notamment la Banque d’Algérie qui s’est montrée « totalement disposée à revoir certaines réglementations  jugées contraignantes ». Le conférencier regrette dans ce registre que beaucoup d’entreprises algériennes, à l’image de Cosider et de la Sonelgaz aient été pénalisées par certaines mesures réglementaires en vigueur.