Législatives 2021: Les étudiants séduits par la députation

Les facilitations octroyées aux jeunes candidats aux prochaines législatives n’ont pas laissé indifférents les étudiants. Plusieurs ont, en effet, décidé de s’engager dans la bataille électorale, que ce soit sur des listes indépendantes ou partisanes.

C’est notamment le cas de Mansouri Yelmaz, étudiant et membre de l’Union nationale des étudiants algériens(UNEA). Agé de 25 ans, Yelmaz Mansouri, master en chimie analytique, brigue la députation. Visiblement très ambitieux, il explique que sa motivation de figurer parmi les membres de la future Assemblée nationale lui vient de son entourage. «Beaucoup de gens de mon entourage m’ont soutenu et recommandé de me présenter à la députation», explique-t-il à ce sujet. Considérant qu’il s’agit bel et bien d’«une opportunité» et une chance qu’il compte bien saisir, Mansouri souligne que la nouvelle loi électorale offre des possibilités aux jeunes. «La place prépondérante qu’elle offre aux jeunes a été un encouragement pour ma candidature», dit-il. Une fois à l’Assemblée nationale, Mansouri compte se muer en porte-voix des étudiants et des jeunes. «Je suis un jeune de terrain qui veut poursuivre son militantisme dans l’Assemblée nationale et faire entendre la voix des étudiants», explique-t-il. Mais si ce prétendant à la députation voit s’ouvrir devant lui la voie vers le palais de Zighout Youcef, d’autres étudiants n’ont pas ce sentiment. En effet, le secrétaire général de l’Union des étudiants libres (Ugel), Amir Ansel, relève la difficulté pour un étudiant de se porter candidat du fait de l’absence de la carte de dispense du service national. Ainsi, sans ce document, l’étudiant ne peut postuler pour la représentation nationale. A contrario, les candidatures des étudiantes foisonnent. «Il y a beaucoup de d’étudiantes qui comptent se porter candidates», note-t-il, précisant que la majorité d’entre elles ont été sollicitées par les partis politiques pour satisfaire l’exigence de 50% de la liste électorale dédiée aux jeunes. «Les étudiantes peuvent remplir deux conditions à la fois, ce sont des sont femmes et elles sont jeunes, donc cela permet de remplir la condition de la parité.» Interrogé à propos de sa propre candidature, le SG de l’Ugel note que sa décision n’est pas encore tranchée mais elle n’est pas non plus exclue. «Les choses ne sont pas évidentes car nombre de partis et de candidats rencontrent des difficultés pour le recueil des signatures», objecte-t-il. Notant que les conditions actuelles ne sont pas encore favorables, il cite notamment l’exigence de la présence physique obligatoire des personnes qui souhaitent apporter leurs signatures. «C’est une condition rédhibitoire, les gens sont réticents à être présents physiquement et à aller faire la queue pour apposer leur signature», note-t-il.
Hakem Fatma Zohra