Santé : Renouvellement des sièges des conseils régionaux du CNDM

Le Conseil national de déontologie médicale (CNDM) procède, depuis quelques jours, à l’organisation des élections de renouvellement de la moitié des sièges des conseils régionaux de déontologie médicale, a indiqué, hier, à Alger, le Dr Abdelkrim Touahria, président de l’Ordre national des pharmaciens d’officine.

«En application des textes de loi en vigueur qui régissent les professions de médecins, pharmaciens et chirurgiens dentistes, le CNDM a procédé à l’organisation des élections de renouvellement de moitié des sièges des conseils régionaux de déontologie médicale», a-t-il précisé. Les membres  du CNDM sont élus par leurs pairs pour un mandat de 4 ans renouvelable de moitié tous les 2 ans. Il existe 12 régions à travers le territoire national. Chaque section ordinale régionale exerce dans les limites de sa région, elles assurent l’inscription au tableau, donc l’accès à l’exercice et exercent la compétence disciplinaire en première instance. Le Dr Touahria a rappelé que la déontologie médicale est l’ensemble des principes, règles et usages que tout médecin, chirurgien dentiste et pharmacien doit observer ou dont il s’inspire dans l’exercice de sa profession. Selon lui, les cas d’infraction à ces règles et dispositions réglementaires relèvent des instances disciplinaires des conseils de déontologie médicale. Et d’ajouter : «Les médecins, chirurgiens dentistes et pharmaciens lors de l’inscription au tableau, qui est une obligation réglementaire pour exercer, doivent affirmer devant la section ordinale régionale compétente qu’ils ont eu connaissance de ces règles et s’engagent à les respecter.» Il fait savoir que les professions médicales sont les plus réglementées, en plus du devoir envers le malade en matière de loyauté et de respect de sa dignité. Le libre choix du malade de son médecin traitant, est un principe fondamental. Quant au pharmacien, il a le devoir de prêter son concours à toute œuvre entreprise par les pouvoirs publics en vue de la protection et de la promotion de la santé. «Il doit s’interdire tous les procédés anti-déontologiques qui sont sanctionnés par les conseils disciplinaires de l’ordre, la recherche de clientèle, la publicité, la concurrence déloyale, l’établissement de convention ou entente avec les prescripteurs et autres tiers. Et enfin l’entretien de relations confraternelles, de solidarité et de respect mutuel avec les membres des professionnels de santé», ajoute le responsable.

Samira Sidhoum