Mustapha Kamel Mihoubi rassure sur l’alimentation en eau potable dans la capitale

 

«Le programme actuel d’approvisionnement en eau potable dans la wilaya d’Alger ne sera pas perturbé, jusqu’en septembre prochain, et ce, grâce aux quantités supplémentaires apportées par les stations de dessalement de l’eau de mer et les puits de forage», rassure le ministre des Ressources en eau, Mustapha Kamel Mihoubi.

S’exprimant en marge d’une visite de travail et d’inspection effectuée, hier, au niveau de  trois chantiers à l’ouest de la capitale, le ministre a rappelé que le plan d’urgence adopté par le gouvernement pour faire face à la sécheresse, qui touche le pays depuis plusieurs années, va notablement renforcer les capacités des barrages. Ce plan concerne la mise en service d’usines de dessalement d’eau de mer et puits de forages, dans les trois mois prochains. Le ministre s’est dit intransigeant sur le respect des délais de réalisation, d’où le choix de la société Cosider. Ces projets garantiront, selon lui, environ 200 000 m3/jour, outre les réserves des barrages et des usines de dessalement des stations d’El Hamma, Cap Djinet et Fouka-Marine. En outre, le ministre  a fait savoir que quatre usines de dessalement d’eau de mer, actuellement en état de réhabilitation et d’extension, d’une capacité totale de 32.500 m3 / jour, seront réceptionnés avant la fin  du mois de juin prochain. La première station inspectée est celle de Zéralda-champ Al-Rami, en arrêt depuis 2013. «Les travaux engagés ont pour objectif de réaliser une extension pour porter sa capacité à 10.000 m3 / jour et sera destinée à alimenter 65.000 foyers», a-t-on appris.
Rationnaliser la consommation
La deuxième station visitée est située à Nakhil Beach, à Staoueli, laquelle sera agrandie, pour doubler sa capacité journalière à 5.000 m3 / jour. Le ministre a, en outre, cité la station d’Aïn Benian, destinée à couvrir les besoins de l’ouest de la capitale avec  10.000 m3/jour.  A cela s’ajoute le forage  d’une quarantaine de puits artésiens qui seront entièrement livrés avant la fin avril et qui pomperont à terme 160.000 m3 / jour. Selon Mihoubi, le plan d’urgence vise à compenser à hauteur de 30%, le volume des réserves des barrages, dont le taux de remplissage est estimé à 44,5% seulement. Soulignant que les besoins quotidiens sont de l’ordre de 600.000 m3 par jour, il a appelé les consommateurs à rationaliser la consommation d’eau, à éviter le gaspillage et à protéger cette ressource précieuse afin que chacun puisse en bénéficier. Mettant en avant les programmes et les stratégies mis en œuvre par les pouvoirs publics pour faire face à la rareté de l’eau et maintenir sa qualité, le ministre a appelé à  «l’éradication des fuites, à l’origine de pertes  estimées à 1,8 milliard m3/an, soit 40 %, alors que les normes internationales sont  d’environ 20 %».
Samira Azzegag