Le ministre délégué chargé des start-up en visite à Tizi Ouzou

Le  ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’économie de la connaissance et des start-up, Yacine El  Mehdi Oualid, a insisté, ce samedi, à TiziOuzou, la nécessité de changement dans l’écosystème économique du pays.

«Il est impératif de changer les paradigmes du cadre réglementaire. Ce n’est qu’avec ces changements que l’on pourra favoriser l’émergence des start-up», a-t-il précisé à l’ouverture d’une rencontre qui a ressemblé de nombreux jeunes porteurs de projets innovants. Placé sous le thème «Un jeune, une idée», ce regroupement a été organisé à la maison de la culture Mouloud-Mammeri de TiziOuzou par une start-up spécialisée en communication,  en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie Djurdjura et la direction locale de la culture et des arts. Une rencontre qui a permis à de nombreux porteurs de projets  venus de différentes wilayas d’exposer leur expérience, non sans  soulever les contraintes rencontrées, notamment au volet financier. Le ministre a aussi indiqué que l’objectif de son département est de provoquer un changement pour bâtir une économie de la connaissance et permettre aux start-up de devenir un acteur du changement économique en Algérie. Dans ce sillage, il a rappelé les nombreux mécanismes mis en place depuis quelques mois par son ministère pour permettre un accompagnement des start-up, notamment à travers les modifications du cadre réglementaire leur permettant de bénéficier d’un certain nombre d’avantages,  la création d’un fonds d’investissement et le  lancement d’un accélérateur de start-up.
Toutefois, il a relevé les insuffisances en matière de connectivité, «domaine dans lequel notre pays est en train de se redéployer par de gros moyens après avoir négligé assez longtemps cet outil». Mais aussi la frilosité du système bancaire qui a du mal à s’accommoder aux risques. «Devant ce constat, notre ministère a mis en place un fond public, Algeria Startup Fund, destiné exclusivement au start-up, en collaboration avec six banques publiques. C’est une société publique de capital risque, qui prend en charge le financement des entreprises disposant du label start-up», dira le ministre.
   Rachid Hammoutène