FAHB : Aliout appelle le MJS à intervenir

L’adoption des bilans moral et financier exercice 2020 de la fédération algérienne de handball a finalement mis le feu aux poudres.

En effet, plusieurs membres de l’assemblée générale n’ont pas apprécié le fait que les créances et les dettes ne soient pas mentionnées sur le bilan financier. Parmi les contestataires, le candidat à la présidence de l’instance fédérale, en l’occurrence le président de la JSE Skikda Yacine Aliout. Ce dernier nous a déclaré qu’il est temps que le ministère de la Jeunesse et des Sports intervienne pour que le flou qui entoure la question se dissipe. «Je ne comprends pas comment les créances et les dettes n’ont pas été déclarées sur le bilan financier. Même s’il y a des dettes, chaque président de fédération doit obligatoirement les communiquer, notamment s’il est en fin de mandat. J’ajoute que mes questions n’ont pas eu de réponses, alors que j’ai été clair, net et précis dans mon intervention durant l’AGO. En tant que membre de l’AG et candidat, j’ai tous les droits de poser toutes les interrogations par rapport à l’aspect financier. D’ailleurs, je n’ai pas perdu de temps depuis la tenue de l’assemblée générale ordinaire. J’ai déposé un recours dans lequel j’ai énuméré onze infractions qui ont caractérisé les travaux de l’AGO.» Parmi les anomalies retenues, Aliout a indiqué que les bilans n’ont même pas été soumis aux membres du bureau pour approbation. «Outre ce point, j’ai signalé à la tutelle l’interdiction d’accès pour certains membres et autoriser d’autres qui ont un cumul de fonction pour accéder à la salle. J’ai confiance en notre ministère pour mettre terme à ces dépassements, qui ne peuvent que nuire à l’image de notre petite balle.» A propos de sa menace de ne pas déposer sa candidature, le boss du club skikdi a souligné que tout dépendra de l’évolution de son recours. «Si je serai élu, je ne veux en aucun cas assumer les graves erreurs de mon prédécesseur, notamment sur le plan financier. Comment voulez-vous que j’apporte un plus si la fédération est handicapée par les dettes ? C’est pour cela que j’ai réclamé les chiffres exacts pour que je puisse trancher. Nous sommes en train de ficeler notre dossier pour le déposer d’ici mercredi. Si je verrai qu’il n’y aura pas d’échos, je vais réunir mon staff pour prendre la bonne décision. Car, je ne veux pas passer un mandat olympique en étant submergé de dettes dont on ne connait toujours pas le montant.» Outre Aliout, l’autre candidat pour briguer la présidence de la FAHB, en l’occurrence l’ex-secrétaire général de la fédération et l’actuel président de la ligue de Bejaïa Tahar Alioui, a également la même position. D’ailleurs, il s’est également interrogé lors des travaux de la dernière AGO sur le bilan financier sans créances ni dettes. Alioui a également menacé de ne pas déposer son dossier de candidature devant les membres de l’AG si la question ne sera pas tranchée. Sur cette similitude de positions, Aliout a couvert d’éloges Alioui, qui reste selon lui une personnalité intègre qui veut apporter un nouveau souffle au handball. «Je respecte beaucoup Alioui de par son parcours et sa modestie. Même si nous serons adversaires, cela ne va pas m’empêcher de dire ce que je pense sur sa personne. Je lui souhaite également de réussir à contribuer au changement longtemps souhaité dans notre discipline» a-t-il commenté. Concernant son programme basé essentiellement sur la formation à partir de la base, Aliout a souhaité que toutes les vérités soient dites pour ne pas priver la petite balle d’une nouvelle ère. «Si j’ai voulu me présenter aux élections de la FAHB, j’ai un projet à concrétiser pour le bien de notre sport préféré. Question compétences administrative et technique, la famille du handball est riche. Maintenant, il y a des obstacles qui doivent être dégagés de mon chemin pour pouvoir entamer la bataille électorale. »
Adel K.