Chemseddine Belarbi : Les murs ne doivent pas rester muets !

Sa spécialité ne court pas trop les rues. Belarbi  se dit concepteur d’affiches de films, mais surtout  de fresques murales pour mettre en avant les atouts touristiques de villes. Ainsi, sur les murs de maisons à Bechar, il a peint des portraits de scènes de films ou d’acteurs.                                                

Pour lui, cette ville reste  une source d’inspiration.  A vrai dire, il aime le Sud, ses villes aux paysages enchanteurs notamment Bechar réputée pour son charme, la générosité de ses habitants et leur amour de l’art. Belarbi a peint aussi sur les murs des palais de Taghit, dont une partie est souterraine, des figures du septième art comme Omar Sharif ou Michael Jai White. «A travers ces dessins, je veux attirer l’attention sur Béchar, une ville merveilleuse qui peut accueillir des tournages de films. C’est ma manière d’inviter les artistes étrangers à venir visiter une  ville qui pourrait se transformer en musée à ciel ouvert et en destination touristique», confie-t-il. L’une de ses affiches, reprise par la star Jay White sur sa page Facebook a suscité l’admiration. Sa passion pour la peinture murale est née lors d’un  passage dans la capitale de la Saoura, il y a quelques années, en sa qualité d’invité d’honneur d’un festival d’arts plastiques. Il se rappelle avoir  été ébloui par l’effet de la lumière qui traverse les ouvertures des maisons. «J’éprouve au fond le besoin de présenter de belles choses et d’être utile», dit-il. «Dessiner des symboles artistiques sur les murs des zones résidentielles, crée une atmosphère culturelle et fait remonter des souvenirs heureux, immortalise l’histoire, de l’éducation en faveur des générations montantes», ajoute-t-il. Pour lui, les murs ne doivent pas rester muets. Depuis, il a été sollicité  pour décorer des quartiers et rues, aux couleurs de la nature qui porte l’espoir et l’optimisme. Du monde du cinéma, du théâtre, de la musique et du milieu sportif, on fait appel à son talent. Il espère visiter de nombreuses villes arabes et dessiner sur les murs des maisons. La chaîne El Jazeera «AJ +» avait réalisé un court-métrage sur sa carrière, mais il envisage de raconter lui-même sa propre histoire. A cet effet, il a pris contact avec  le réalisateur Omar Bounour, et compte faire appel à l’acteur Youssef Sehairi et à la productrice Samira Hadj Djilani pour donner un contenu concret au scénario qu’il est en train d’écrire. Bon présage, il a déjà reçu une lettre d’encouragement de l’organisation mondiale «Hitrecord», dirigée par l’acteur Joseph Gordon Levitt qui outre son admiration a évoqué la possibilité de contribuer à la production de son  documentaire.
Rym Harhoura