Goudjil : «L’Algérie fait face à une guerre médiatique»

 

L’Algérie doit se prémunir contre la guerre médiatique menée contre elle. Il est question de garantir tous les moyens aux organes de presse nationale pour contrecarrer ces attaques et rapporter l’information juste et vérifiée au citoyen, a affirmé ce lundi le président du Conseil de la nation.

«L’Algérie fait face à une guerre médiatique. Les informations  qui nous parviennent d’ailleurs ne reflètent en aucun cas la réalité de notre pays. Les médias internationaux évoquent à tout bout de champ la période transitoire que traverse, selon eux,  l’Algérie. A cet effet, j’insiste à dire que l’Algérie est sur la bonne voie depuis l’élection présidentielle du 12 décembre 2019. Cette persistance du déni de la réalité traduit les intentions malveillantes qui menacent l’unité et la stabilité de notre pays», a soutenu  Salah Goudjil, à l’ouverture des travaux d’une journée  d’étude sur le thème «La chaîne TV parlementaire : une passerelle entre le peuple et ses représentants et pari politico-médiatique». Et pour contrecarrer cette campagne, le président de la chambre haute a rappelé le rôle des médias nationaux. «Les organes de presse ont un rôle important à jouer et il s’agit de bien les armer et leur donner les moyens de gagner l’opinion publique à l’intérieur et à l’extérieur du pays», a-t-il précisé. L’ouverture d’une chaîne TV parlementaire qui accompagne les différentes activités des deux chambres, «permettra au citoyen de comprendre et de saisir la pratique démocratique au sein des Assemblées élues».
«Ce canal sera également l’occasion de surveiller et d’informer le large public des politiques publiques de l’Etat et des différentes lois promulguées», a fait remarquer Goudjil. En outre, il a insisté sur l’enrichissement de la grille des programmes en diffusant les activités en rapport avec les actions diplomatiques du Parlement. «Nos discussions avec nos homologues étrangers sont franches et transparentes. Les Algériens ont le droit à l’information sur les institutions de l’Etat», a-t-il soutenu. Sur le volet historique et mémoriel, il a rappelé que l’Algérie est passée par des périodes difficiles après l’indépendance et même durant la guerre de Libération nationale. «Nous sommes prêts à animer et à fournir un contenu en rapport avec la mémoire et l’histoire. Les historiens et chercheurs sont invités à corriger et apporter des rectificatifs. La Révolution du 1er Novembre 1962 a réussi malgré les divergences, qui éclataient ici et là. Actuellement, il faut apprendre de notre histoire pour surmonter le présent et avancer à pas sûrs dans le projet de la nouvelle République», a souligné Goudjil. Dans ce sillage, il a déploré l’absence de la culture de l’édification de l’Etat et ses institutions en confondant entre l’Etat et le pouvoir en place. «Le pouvoir politique change de main, mais l’Etat reste. Au début du hirak, les manifestants appelaient à l’application des articles de la Constitution 7 et 8 qui consacraient le choix du peuple. Maintenant, avec la tenue d’élections propres et transparentes, les citoyens peuvent choisir leurs représentants en toute quiétude, car leurs voix ne seront pas détournées. La prochaine APN ne sera pas comme la précédentes et émanera de la volonté politique que l’autorité indépendante des élections protégera», a-t-il insisté.
Karima Dehiles