Des politologues saluent la détermination de Tebboune à appliquer sa feuille de route

Le président de la République a lancé un message, lors du dernier  conseil des ministres pour  l’implication des citoyens  dans le  processus de réhabilitation de l’action politique. Pour des   politologues, Tebboune a pour souci de bannir les pratiques de l’ancien système.

Le politologue Mohamed Hassene Daouadji estime que le chef de l’Etat a été, cette fois-ci, clair et net en touchant à des points très importants qui ont nourri le débat. Devant les ministres, Tebboune a rappelé  que la réussite des  prochaines échéances constituera « un fondement pour l’Algérie Nouvelle ». «  Ce qui me parait important est la rigueur et l’intransigeance dans l’application de la feuille de route et de la plateforme politique tracée par le président de la République », relève-t-il. «  En évoquant les  nuisances de l’argent sale et de la contre-révolution, allusion à des manœuvres internes émanant de clans relevant de l’ancien régime, son message ne souffre d’aucune ambigüité », poursuit Daouadji. Ce dernier  y voit  « une   volonté de concrétiser un véritable changement, mais les  citoyens doivent assumer leurs responsabilité ». Le politologue ne manque pas  de s’attarder sur la nouvelle loi électorale qui  insiste sur la moralisation de la vie politique, limite les mandats aux parlementaires et octroie des  avantages à la jeunesse et aux femmes afin de  rajeunir la classe politique.  Daouadji estime qu’une partie importante du peuple soutient Tebboune, mais il s’empresse de déceler des résistances de la part de ceux qui veulent se maintenir coûte que coûte. « Ils tentent de peser sur le cours de l’opération électorale en utilisant l’argent sale pour acheter les formulaires et les consciences des citoyens à faibles revenus », rappelle-t-il. « Le  Chef de l’Etat demande le soutien de son peuple pour affronter les ennemis du changement », assène-t-il. S’agissant des prochaines élections législatives, le politologue Abderrahmane Bouteldja a retenu les attentes du président de la République qui prévoit un taux de participation acceptable. « Cela révèle en réalité sa  volonté de voir la majorité des Algériens adhérer à ce processus et choisir leurs représentants », déduit-il. « Il a été aussi très franc en affirmant que  les autorités vont accepter les résultats, quel que soit le pourcentage de participation conformément à la Constitution », renchérit-il. Pour lui,  c’est un message clair en direction du  peuple . « Le Président veut que ces élections soient crédibles et  souhaite  que les Algériens contribuent au changement», souligne-t-il.

Karima Alloun