Blida : Quelle animation sous le confinement ?

Le programme culturel élaboré spécialement par la Direction de la culture de la wilaya de Blida en prévision de l’animation des soirées du mois de Ramadhan risque fortement d’être compromis. On peut en effet mal imaginer et concevoir des espaces attirant de joyeux et bruyants spectateurs si la contrainte du confinement partiel n’est pas levée, au cours des prochains jours.
Pour autant, un riche programme culturel a été tracé pour offrir à la population de la wilaya de Blida, qui naguère avait une réputation nullement usurpée de cité d’art et d’urbanité de retrouver la saveur des soirées artistiques et des sorties nocturnes. Outre des pièces de théâtre, les organisateurs prévoient des concerts de musique. Sur le programme figurent aussi des festivités à caractère religieux  notamment des concours de lecture du Coran. Selon Hadj Meshoub qui dirige la Direction de la culture de la wilaya de Blida, «le programme culturel pour le mois de Ramadhan a été déjà ficelé». «Nous avons préparé un riche programme culturel qui ne concerne pas uniquement la ville de Blida, mais toutes les villes de la wilaya où des activités se dérouleront», précise notre interlocuteur. Selon lui, les artistes locaux seront privilégiés pour pouvoir se produire  devant le public. «Nous  avons également invité des artistes de renom comme Abdelkader Chaou, Mourad Djaâfri et d’autres artistes qui pousseront les familles à venir assister en force dans l’ensemble des soirées programmés et à retrouver les bons réflexes», explique le responsable. Toutefois, un sérieux doute plane. Selon notre interlocuteur, «il ne sera pas possible d’appliquer notre programme de soirées ramadhanesques si le confinement commence à 23h 00 pour prendre fin à 4h 00 du matin». Mais, tout porte à croire que la levée totale du confinement sera prononcé par les autorités publiques pour pouvoir «libérer» les citoyens afin qu’ils reprennent une vie normale tout en maintenant les règles du respect du protocole sanitaire. L’autre contrainte qui risque de compromettre la programmation des soirées culturelles pendant le mois sacré reste l’inexistence de salles de fêtes ou de spectacles qui puissent accueillir le public dans de bonnes conditions. Celles, comme la salle Touri, qui ont accueilli de mémorables prestations de grands chanteurs et comédiens sont fermées. La floraison des salles privées contraste avec le manque d’espaces publics dédiés à l’animation. Selon Hadj Meshoub, à l’exception de la salle des conférences de la wilaya de Blida où des centaines de personnes peuvent prendre place et respecter le protocole sanitaire, les autres villes sont dépourvues de telles infrastructures. «C’est regrettable qu’une ville comme Blida soit dépourvue d’une salle digne de sa place et de sa réputation», lâche le responsable qui déplore au passage la fermeture ou l’abandon total des salles de cinéma dans l’ensemble des villes et localités de la wilaya.
M. Benkeddada