Mahdi Boukhalfa raconte le Coronavirus

Notre confrère Mahdi Boukhalfa vient de publier «Le pavillon Covid-19, sept jours en enfer». C’est un douloureux et émouvant  témoignage sur la maladie du coronavirus qui l’avait affecté et nécessité son hospitalisation à l’hôpital de Blida.

Outre les faits et l’atmosphère qu’il relate avec son lot de larmes, de tristesse et de désarroi, il rend un vibrant hommage au personnel médical, au dévouement dont ont fait preuve infirmiers et médecins dans ce contexte difficile. Le livre, récemment publié par «Dar El Kibia», raconte la dure expérience depuis sa contamination jusqu’à sa guérison. Tout commence par ce jour fatidique de l’été 2020 quand il apprit qu’il devait être hospitalisé en urgence dans un service Covid. La suite se décline en descriptions mais aussi en interrogations sur l’existence et le sort de l’humanité. S’il s’attarde sur son sort, on découvre aussi les siens soumis au test et mis en quarantaine à domicile. L’auteur parle également des autres malades  et évoque ses lectures où Albert Camus côtoie Mouloud Feraoun, Frantz Fanon et les écrits sur la résistance de l’Emir Abdelkader. Il qualifie la maladie de «tragique», et dresse le portrait d’un patient de 30 ans, décédé des suites du coronavirus qui avait fragilisé son corps. L’auteur partage, enfin, avec ses lecteurs la joie de son  rétablissement. Boukhalfa, né en Algérie en 1955, est sociologue de formation mais a toujours exercé le métier de journaliste. Il a commencé sa carrière en 1983 à l’APS dont il a été le correspondant au Maroc. Il a fait partie de l’équipe d’«El Moudjahid» et a  collaboré à de nombreux titres dont «Le Quotidien d’Oran». Il a déjà publié «Mama Binette, naufragée en Barbarie», suivi l’an dernier par «La Marche d’un peuple, les graines de la colère».
Rym Harhoura