La nécessité de communiquer

«Guerre de 4e génération», le terme peut paraître belliqueux pour ce qui se laisse paraître, sous les doux parfums de la liberté d’expression et du droit à l’information, pour une simple diffusion de news et de faits. Sauf que ces derniers peuvent se révéler totalement
«fake», c’est-à-dire faux ou dénaturés pour servir des buts malintentionnés, et qui ne peuvent que susciter la suspicion quand il s’agit d’attaques massives, permanentes et coordonnées, encouragées par les formidables moyens de communication que la technologie moderne a mis entre les mains d’influenceurs de tout acabit. Cette capacité de nuisance décuplée n’a pas échappé aux stratèges militaires, qui ont tôt fait de travailler ces outils pour en faire une redoutable arme de destruction, manipulée par des spécialistes
de la guerre psychologique s’appuyant sur des bataillons de supplétifs humains et robotiques. On n’est plus dans la petite propagande d’antan, mais bien dans un nouveau champ militaire à dimension mondiale où les affrontements ne sont pas moins brutaux
que sur les champs de batailles classiques. L’objectif ultime consiste à noircir l’image internationale d’un pays, et de ses dirigeants,
pour qu’il ne suscite aucune sympathie, porter atteinte à ses intérêts économiques et, surtout, manipuler son opinion publique pour casser sa cohésion, sociale et nationale, afin de susciter et nourrir l’instabilité qui permettra de le neutraliser, le retourner ou carrément le détruire. Ce n’est certes pas avec des incantations qu’il sera possible de contrecarrer cette entreprise maléfique, mais bien à travers un développement et une maîtrise des instruments modernes de communication dans toute leur diversité, comme devait le souligner le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, qui mettait l’accent sur le rôle de la chaîne TV parlementaire en passe d’être lancée, qui viendra diversifier le champ médiatique institutionnel et national, conférer davantage de transparence aux institutions électives et promouvoir la pratique démocratique.

Dans la problématique qui nous occupe, en effet, il est tout aussi impératif de ne pas oublier l’essentiel, c’est-à-dire la liberté d’informer
et la nécessité de communiquer pour que la maîtrise des techniques et la disponibilité des outils technologiques produisent
toute l’efficacité attendue, c’est dire neutraliser, à tous les niveaux, les velléités de nuire à l’Algérie et construire un front intérieur
inébranlable sur lequel ne pourront que se briser les projets maladifs de ses ennemis.
Horizons