Soralcof-construction : Un Groupe aux grandes ambitions

Le Groupe Soralcof active dans le domaine de la carrière marbre, carrière de sable et le bâtiment et travaux publics (BTPH). Cette société à responsabilité limitée qui a été créée en 2004 évolue, selon sa directrice générale, «en fonction de l’économie nationale et subit les soubresauts qui la caractérisent.

«Avec l’acquisition des gisements miniers en 2008, l’Entreprise ne pouvait que s’agrandir et devenir un groupe avec plusieurs filiales : Soralcof Carrières (secteur gisements-gravier-marbre), Soralcof BTPH (Secteur travaux-public) et Soralcof Construction (secteur promotion immobilière)», a-t-elle expliqué. En démontrant ses compétences sur une palette d’ouvrages de références, le Groupe Soralcof a élargi son activité et ses partenariats pour entamer, ainsi, d’autres projets liés aux carrières, à la promotion immobilière, à l’import/export et à l’informatique (développement et intégration des logiciels d’automatisations mobiles). Le Groupe occupe, désormais, une importante position dans, notamment, des domaines d’activités qui sont les secteurs clés à savoir la réalisation de logements de type social, promotionnel ou destiné à la location-vente. Il prend, aussi, en charge les travaux de charpente d’acier en l’associant à d’autres matériaux de construction, pour réaliser les ossatures des bâtiments les plus divers (bureaux, logements, équipements publics/ privés et industriels). Il est évident qu’aujourd’hui, on ne peut plus raisonner sur un marché local de petite taille. C’est pourquoi beaucoup d’entreprises ont une stratégie d’exportation de leurs produits. Pour la DG de Soralcof, le marché algérien est déjà très important, soulignant toutefois le grand intérêt que porte l’Etat à l’augmentation et la diversification des exportations hors hydrocarbures. «Je remercie le président de la République et le gouvernement pour cette nouvelle orientation économique qui vise à booster la production nationale et à accroitre nos exportations en dehors des hydrocarbures», a indiqué Saïda Neghza qui ambitionne d’augmenter le volume d’exportation de ses produits à l’étranger. «Nous avons, depuis longtemps, émis la nécessiter d’adopter une stratégie nationale qui intègre un ensemble de ministères pour donner un nouvel élan aux exportations du produit local», a-t-elle précisé. Elle a, dans ce sillage, exprimé sa satisfaction quant au travail «considérable» qui est en train de se faire en matière, notamment, d’ouvertures prochaines de banques algériennes à l’étranger et des mesures prises pour réduire le coût de transport des marchandises à exporter. La responsable qui est également présidente de la Confédération générale des entreprises algérienne (CGEA) a, également, salué «la mise en place de conseillers économiques aux niveaux des ambassades, le lancement de la plateforme pour l’exportation et les formations proposées dans ce domaine pour les opérateurs économiques». «Je suis convaincue que l’impact de ces mesures ne tardera pas à se faire remarquer à travers la réalisation des objectifs escomptés», dit-elle. Et pour plus d’efficacité, elle affirme que «la CGEA accompagnera ce dispositif par son ancrage national et son déploiement à l’international à travers Business Africa et Business Med». A la question de savoir s’il est toujours possible avec la crise économique actuelle, de voir le Groupe Soralcof entreprendre des investissements rentables et de rester fiables et solvables, elle répond : «Heureusement! Le marché algérien demeure assez dense et demandeur de biens et de services.» Selon Neghza, «l’investissement dans le secteur de l’agriculture, de la transformation agro-alimentaire, du tourisme, de l’industrie, de l’économie verte et dans le recyclage demeure très attractif, pour peu que les banques et le climat des affaires se débarrassent de leurs travers».
Assia Boucetta