Baisse sensible du nombre des zones d’ombre

 

Les projets de développement des zones d’ombre, initiés par les pouvoirs publics, permettront de consacrer la justice sociale et de lutter contre le phénomène du chômage, a affirmé le directeur général de Institut national d’études de stratégie globale (INESG), Abdelaziz Medjahed.

 «La prise en charge de ces projets aura pour effet d’améliorer les conditions de vie des citoyens habitant ces régions, mais aussi de réaliser la justice sociale et de lutter contre le chômage», a-t-il souligné, à l’ouverture des travaux d’une journée d’étude, organisée par l’INESG, sur le thème «zones d’ombre-barrage vert : enjeux et  défis du développement durable de la nouvelle Algérie». Toutefois, le responsable a mis l’accent sur la nécessité de rassembler les énergies et mobiliser des ressources nécessaires pour arriver à ces résultats. Affirmant que les «menaces qui pèsent sur notre pays ne sont un secret pour personne», Medjahed a estimé que «nous n’avons pas d’autre choix que de conjuguer nos efforts, renforcer la cohésion social et économique pour préserver le pays en faisant émerger une nouvelle vision permettant d’aller vers une Algérie unie, indivisible et  prospère». Le représentant du chargé de mission à la présidence de la République, Boukrouh Nouh, a rappelé que la prise en charge des zones d’ombre est un engagement du président Tebboune. Il a fait savoir que le nombre de projets proposés dans ce domaine s’est élevé à 32.700 avec une enveloppe financière de 480 milliards de dinars.
Réhabilitation de 298 écoles, la réalisation de 84 cantines scolaires
Evoquant l’état des projets parachevés par secteur, il a relevé, entre autres, la réalisation de 375 classes d’école, la réhabilitation de 298 écoles, la réalisation de 84 cantines scolaires et la réhabilitation de 51 autres. Concernant le réseau d’assainissement, un total de 1.162 opérations a été effectué ayant abouti à la réalisation de 1.100 km linéaires en sus du raccordement de 79.000 foyers (398.000 habitants). Pour ce qui est de  l’électricité, éclairage et gaz, 764 projets ont permis la réalisation de 2.180 km linéaires de réseau électrique pour le raccordement de 33.000 foyers (36.8507 habitants) et l’équipement de 2.531 foyers en énergie solaire. L’intervenant a soutenu que la stratégie en place est basée sur le triptyque: intelligence, pragmatisme et  prospective. Pour sa part, représentant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Ferrari, a rappelé qu’après avoir terminé le processus d’identification, le ministère a émis une note de recadrage du programme basée sur 7 éléments essentiels, particulièrement la révision de la liste des zones d’ombre, de la nomenclature des actions non encore lancées ainsi que le choix des actions ayant un impact immédiat sur les conditions de vie des habitants. Il a indiqué que ce travail a permis de passer 15.044 zones d’ombre recensées à 13.785. Le nombre d’habitants concernés est passé de 8 à 7,1 millions.
Barrage vert, un espace pour l’amélioration des conditions de vie
La directrice générale des forêts (DGF), Saliha Fartas, a exposé le plan d’action sur le projet de relance et de réhabilitation du barrage vert pour lutter contre la désertification et le changement climatique. Elle a précisé que l’objectif tracé est d’étendre la superficie de la couverture végétale à 4,7 millions d’hectares. S’agissant du financement du projet, elle a fait savoir qu’il a été fait appel au soutien du Fonds vert pour le climat pour une contribution de l’ordre de 43 millions de dollars. Selon elle, le secteur de l’agriculture peut contribuer à l’amélioration des conditions de vie des habitants des 500 zones d’ombre se trouvant sur le tracé du barrage vert et couvrant 13 wilayas à travers la création d’espaces récréatifs, d’espaces verts pour le développement de l’écotourisme, ainsi que la création d’entreprises par des jeunes issus des milieux ruraux. «Il faut que tout le monde comprenne que le barrage vert n’est pas seulement une action de reboisement,  mais un environnement propice pour planifier et lancer des projets avec la contribution de la société civile, des populations locales et différents secteurs», a-t-elle soutenu.
Amokrane H.