L’Association des consommateurs appellent au boycott des produits

 

Produits agroalimentaires, fruits et légumes ne manquent pas sur les étals des marchés. S’agissant des prix, le ministère du Commerce et l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) affirment œuvrer pour mettre un terme à la spéculation.

 «Nous poursuivons les efforts pour nettoyer le secteur des intermédiaires et rapprocher les différents acteurs pour éviter de tomber dans les griffes des monopoles», affirme le coordinateur national de l’UGCAA, Hazeb Benchohra. A cet effet, fait-il savoir, des réunions périodiques se tiennent avec le ministère du Commerce pour réguler le marché et contrôler les prix. «Des sorties ont été programmées sur le terrain pour  prendre des mesures», a-t-il soutenu, avant d’assurer que «les choses rentreront dans l’ordre dans quelques jours». Interrogé sur les prix de l’huile de table et son manque dans les commerces de détail, le responsable est catégorique. «La production nationale est suffisante», dit-il. Et d’ajouter : «C’est une question de régulation. La consommation nationale est de 48.000 tonnes et la production de 52.000 tonnes par mois.» Il est à rappeler qu’en 2011, le prix du bidon de 5 litres a été plafonné à 600 DA et depuis, rien a changé d’autant que le Trésor public s’est engagé à financer une éventuelle hausse. Aujourd’hui, le problème est au niveau de la bourse internationale des matières premières. Le prix du soja a augment. «Les commerçants posent par conséquent la question de leur marge  bénéficiaire  qui a baissé», observe Benchohra. Interrogé sur la tension sur le marché des viandes blanches, il a soutenu que les aviculteurs paient les conséquences de la grippe aviaire. «Il y a peu de temps, certains se sont vu obliger d’incinérer leur volaille», affirme-t-il. Cependant, «le renouvellement des élevages mettra un terme à la pression et les prix retomberont», assure-t-il. Selon lui, le prix du kilogramme ne dépassera pas les 270 DA d’ici à la semaine prochaine.
La cupidité pointée du doigt
Le président de l’Association de protection et orientation du consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi, ne semble nullement étonné par la hausse des prix. Et pour cause : «L’Algérie importe la matière première de son industrie agroalimentaire. De ce fait, la hausse des prix à l’échelle internationale a impacté les prix. La cupidité de certains commerçants et le mode de consommation de nos concitoyens ne sont pas en reste.» Dans ce sens, il relève que les familles aux revenus confortables se ruent sur  les marchés pour constituer un  stock en prévision du mois sacré. Un phénomène qui  déséquilibre, selon lui, le marché et pénalise les démunis. Pour stopper la spirale des prix excessifs, il propose des campagnes de boycott de ces produits. «Les commerçants doivent prendre conscience des effets de cette flambée sur les ménages et cesser de profiter de cette période pour s’enrichir au détriment des familles vulnérables», s’emporte-t-il.
K. D.