Bacha : «Un pôle d’excellence dédié aux métiers industriels et d’avenir»

Le ministre de l’Industrie, Mohamed Bacha, a  indiqué, ce jeudi à Alger, que son département comptait créer « un pôle d’excellence » dédié aux métiers industriels et d’avenir.

Le ministère de l’Industrie compte procéder à un recensement des besoins actuels et futurs des entreprises industrielles à travers l’Institut national de la productivité et du développement industriel (INPED), l’organe spécialisé dans la formation, a précisé le ministre dans son allocution lors des travaux d’un séminaire sur le mode de formation par apprentissage. Des programmes adaptés aux besoins de formation des établissements du secteur de l’industrie seront ainsi mis en place en sus de l’activation du fonds spécial du ministère en tant qu’outil de financement. Soulignant l’extrême importance du secteur de la formation professionnelle dans les différents centres de formation, M. Bacha a estimé que « le rapprochement de l’industrie du monde de la formation est devenu une nécessité impérieuse et une voie indispensable pour répondre aux besoins  croissants des établissements industriels en matière de compétences ».
1,5 millions de travailleurs dans le secteur de l’industrie
Le secteur de l’industrie compte actuellement 1,5 millions de travailleurs, dont 60 % activent dans le secteur privé, ce qui fait  ressortir de grands besoins en matière de formation, a-t-il expliqué. Selon les estimations des responsables des établissements industriels  économiques, plus de 40.000 formations peuvent être assurées par le secteur de la formation à travers des sessions à court terme, a précisé M. Bacha. Cependant, a-t-il ajouté, pour répondre aux différents besoins nécessite, l’on doit remédier à certaines lacunes enregistrées sur le terrain, notamment le manque de coordination au niveau local entre les établissements de la formation professionnelle et les entreprises industrielles, le manque d’offres en matière de formation continue dans le domaine technique, ce qui constitue un « grand » besoin pour les entreprises, outre les difficultés liées aux procédures pour bénéficier des services accordés par le Fonds national de développement de la formation professionnelle et de la formation continue. M. Bacha a évoqué, à ce propos, une série de mesures pratiques, notamment l’activation d’accords conclus au niveau local entre les deux secteurs et  la création « en urgence » de comités techniques permanents chargés d’échanger des données sur les besoins de la formation. Ces mesures prévoient également la concrétisation des processus de formation au profit des entreprises industrielles des secteurs public et privé, l’orientation des offres de formation vers les professions en relation avec les besoins des filières industrielles, en particulier celles dépendant des nouvelles technologies telles que la numérisation et l’intelligence artificielle industrielle, ainsi que l’accompagnement des entreprises industrielles, notamment les PME, pour définir leurs véritables besoins en matière de formation.